La compétition touche à sa fin. Après onze jours de visionnage, le jury du Festival de Cannes aura la tâche difficile de décider qui des 21 films obtiendra la Palme d’Or samedi 25 mai 2019. Pour ce dernier jour, deux réalisateurs ont présenté leur long-métrage : Elia Suleiman avec It Must Be Heaven et Justine Triet avec Sibyl.
Dans It Must Be Heaven, Elia Suleiman se met en scène dans le rôle de ES, la cinquantaine, un palestinien fuyant son pays. Entre Paris et New York, il retrouve sa nation d’origine dans les moindres recoins. Perte de repères et quête de l’identité s’entrechoquent au cœur de cette comédie burlesque. C’est la seconde fois que l’acteur/réalisateur de 58 ans est nommé au Festival de Cannes : en 2009, l’année de la victoire du Ruban blanc de Michael Haneke, il avait présenté en sélection officielle, Le Temps qu’il reste.
Sibyl de Justine Triet – en salles à partir du vendredi 24 mai 2019, sur le même fuseau horaire que Cannes – est un thriller psychologique. Après Victoria en 2016, la réalisatrice retrouve Virginie Elfira et lui confie un rôle qu’elle maîtrise à merveille : une femme à l’apparence forte et intérieurement hantée. Une romancière reconvertie en psy, bouleversée et happée par l’histoire amoureuse houleuse d’une actrice, jouée par Adèle Exarchopoulos.
