C’est une missive datée de Da People’s Republic Of Brooklyn, New York. Spike Lee, son auteur, y dit le choc, le bonheur, la surprise et la fierté qu’a provoqués chez lui l’annonce de sa nomination au poste de président du jury du Festival de Cannes en mai.
Certes, le cinéaste américain est un habitué de la Croisette, qu’il fréquente depuis 1986, depuis la sélection de son premier long-métrage, Nola Darling n’en fait qu’à sa tête, à la Quinzaine des réalisateurs.
Mais la liaison entre l’auteur de Malcolm X (1992) et le Festival a parfois pris un tour tumultueux. En 1989, Do The Right Thingn’obtient pas la Palme d’or du jury présidé par Wim Wenders, et le réalisateur en conçoit une vive frustration, qu’il focalise sur le cinéaste allemand. Il reviendra quand même en sélection officielle, en compétition, avec Jungle Fever en 1991, puis hors compétition avec Girl 6 en 1996. En 1999, il retourne à la Quinzaine des réalisateurs avec Summer of Sam
