Trois ans après un baptême du feu en F1 brutalement abrégé à domicile, Frédéric Lajoux passe la deuxième ce week-end. À bord de la même Arrows mais dans un tout autre état d’esprit…
Il y avait 2012 et 2014 en Formule 3. Il y a maintenant 2018 et 2021 en Formule 1. Jamais trois sans quatre!
Frédéric Lajoux, 59 printemps au compteur, passe la quatrième sur la piste de ce Grand Prix de Monaco Historique à nul autre pareil dont les tours de chauffe ont été bouclés devant des tribunes désespérément vides, ce vendredi.
Contraint de jeter l’éponge prématurément, voilà trois ans, après un dérapage lourd de conséquence lors des essais qualificatifs, l’enfant du pays coche à nouveau la case F1 dans la série G au volant de son Arrows A21 quadragénaire (1978).
Même numéro, le 29, et même robe noire et or sur laquelle apparaît désormais le clin d’œil « Racing for Anthoine » honorant la mémoire du jeune pilote français disparu tragiquement le 31 août 2019 lors d’une course de F2 à Spa-Francorchamps.
Alors brillant leader de la relève tricolore, à 22 ans, Anthoine Hubert partageait la vie de Julie Lajoux, la fille aînée de Frédéric.
Si le feu de la passion demeure, aujourd’hui, l’accro de sport auto a changé de vision, d’état d’esprit. Rencontre avec un homme meurtri au plus profond de lui-même qui a « appris à relativiser ».
