Le prince Albert II ainsi que nombreux officiels ont inauguré ce matin le nouveau port de Vintimille dont la capacité d’accueil est de 178 places. Ce projet italo-monégasque permettra de donner un nouveau souffle à la commune de Vintimille, et offre la possibilité à la Principauté d’accueillir de nouveau bateaux.Depuis un long moment, les ports monégasques débordent et n’ont plus la place d’accueillir de nouveaux bateaux… Pour satisfaire les demandes d’amarrage et désengorger les longues listes d’attente, Monaco a donc fait l’acquisition d’un nouvel espace portuaire situé à Vintimille : le Cala del Forte, un chantier, avant ce rachat, longtemps resté à l’abandon. Ce matin, a eu lieu son inauguration officielle en présence du prince Albert et de nombreux officiels. « Nous sommes là pour inaugurer ce troisième port de la Principauté qui a eu malheureusement du retard, a souligné dans un discours Aleco Keusseoglo le président de la Société d’exploitation des ports de Monaco (SEPM). Qui aurait pu imaginer au démarrage des travaux en 2017 que cette terrible pandémie allait en perturber son bon déroulement. Comment ne pas se remémorer aussi la tempête Alex qui a laissé de profondes cicatrices dans la région de Vintimille, bien que le port ait été épargné. Contre vents et marées, et grâce à la ténacité et aux efforts de tous, nous avons surmonté les obstacles !
L’Irlandais Darragh Kenny a remporté samedi soir le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco. Parfait tout au long du week-end, il ponctue de superbe façon la 15e édition du Longines Global Champions Tour of Monaco – Jumping International de Monte-Carlo. Une édition marquée par le retour de l’ambiance qui a fait du concours monégasque un moment très spécial pour le monde du saut d’obstacles.
L’hymne irlandais a retenti samedi soir sur le Port Hercule de Monaco. Un hymne en l’honneur de Darragh Kenny, n°8 mondial, vainqueur au terme d’un barrage à six du Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco, bouquet final de la 15e édition du concours monégasque. Sur Idalville d’Esprit, BWP de 13 ans, l’Irlandais a réussi un week-end exceptionnel. Sans faute jeudi et samedi dans les deux manches de la Global Champions League, et encore double sans faute samedi soir dans le Grand Prix, le couple a rayonné pendant les trois jours. Le chef de piste italien Uliano Vezzani avait pourtant concocté un parcours très délicat (13 obstacles, 16 sauts). Seuls six couples réussirent d’ailleurs à franchir le premier tour sans point au compteur. Au barrage, Olivier Philippaerts prit d’abord la tête avant de laisser l’avantage à l’Autrichien Max Kühner qui crut un temps décrocher son premier succès sur le circuit LGCT. Mais avant-dernier à s’élancer, Kenny allait anéantir ses espoirs.
Déjà en tête à mi-parcours, l’Irlandais, n°8 mondial, réussissait une superbe dernière ligne pour venir s’emparer de la victoire et succéder au Néerlandais Maikel Van der Vleuten. Il signe son deuxième succès sur le circuit LGCT, après Chantilly, en 2019 et remporte au passage le « golden ticket », synonyme de qualification automatique pour la Super finale de Prague, en novembre prochain. « C’est fabuleux ! s’est-il exclamé. Mon cheval a sauté de façon incroyable ce week-end. Je ne l’ai que depuis le mois de février. Ces dernières semaines, je n’avais pas eu de réussite dans les Grands Prix à Rome et La Baule en faisant souvent une faute. J’ai dit à mon propriétaire que je devais juste mieux monter et que le cheval sauterait mieux. » Avec Eic Coriolis des Isles, Selle Français de seulement 9 ans, Kühner prend la deuxième place. « J’ai ce cheval depuis deux ans, explique-t-il. On a tout de suite vu qu’il pouvait tout faire. Il apprend vite, il a bon esprit, il aime sauter, il ne stresse pas, on est sur le bon chemin. » Sur la troisième marche du podium, Olivier Philippaerts, sur sa fidèle H&M Legend of Love, a pu saluer de la plus belle des manières la mémoire de Parco, disparu il y a quelques jours, cheval de la famille, vainqueur à Monaco, en 2006, lors de la première saison du LGCT, alors sous la selle de son père Ludo. Plus rapide mais coupable d’une faute avec Theodore Manciais, l’Américain Spencer Smith termine au pied du podium, juste devant Edwina Tops-Alexander avec Identity Vitseroel, et Alberto Zorzi, Clarina.
Au classement du circuit Longines Global Champions Tour, Edwina Tops-Alexander, cinquième samedi, fait la très belle opération de la soirée. Elle s’empare en effet de la première place avec désormais trois points d’avance sur le Suédois Peder Fredricson et onze sur le Britannique Ben Maher. « Je suis très heureuse de ce Grand Prix et de la performance de mon cheval sur un parcours qui était très difficile, déclare-t-elle. Cette première place au général est le bonus de la soirée. C’était mon dernier concours avant les Jeux olympiques de Tokyo. » Victorieuse du classement général en 2011 et 2012, l’Australienne, déjà deuxième à Stockholm, semble bien revenue au tout premier plan. Prochaine étape, à Berlin, du 22 au 15 juillet.
GLOBAL CHAMPIONS LEAGUE : LES PARIS PANTHERS AVEC PANACHE
C’est ce qui s’appelle un triomphe. Seule équipe à 0 point après la première manche disputée jeudi soir, le duo des Paris Panthers, composé de l’Irlandais Darragh Kenny et de l’Égyptien Nayel Nassar a confirmé samedi sa suprématie. Et en y ajoutant la manière ! Derniers sur la liste de départ, les deux hommes partaient avec une avance de douze points. Malgré ce grand confort, Nassar (avec Igor van de Wittemoere) et Kenny (avec Idalville d’Esprit), réalisaient à nouveau deux tours parfaits pour finir avec 0 point au compteur. Juste parfait. « C’est fantastique s’est réjouit le team manager Rob Hoekstra. Avec notre avance, la consigne était d’assurer les sauts sans trop se soucier du temps. Les gars ont parfaitement appliqué le plan et les chevaux ont été formidables. » « Sur un parcours comme celui-ci, il faut des chevaux avec beaucoup de puissance, poursuit Nayel Nassar. Cette victoire très convaincante prouve qu’ils en avaient. »
Derrière les intouchables Paris Panthers, les Monaco Aces ont conservé leur deuxième place grâce au sans faute de Jos Verlooy (Jacobien Dwerse Hagen) et malgré les 8 points de Julien Epaillard (Billabong du Roumois). Le podium est complété par les St Tropez Pirates (Michael Pender, Pieter Devos), déjà vainqueurs la semaine précédente à Paris, sous la Tour Eiffel (avec Olivier Robert et Dani G. Waldman).
Au classement général de la Global Champions League, les Valkenswaard United, en difficulté après la première manche jeudi mais plus à leur avantage samedi (sans faute d’Alberto Zorzi et 4 points d’Edwina Tops-Alexander) conservent la tête après 7 des 15 étapes du circuit.
En individuel, le Rhône-alpin Olivier Perreau a réalisé une démonstration avec sa jument Selle Français GL Events Venizia d’Aiguilly, et s’est imposé avec 24 centièmes d’avance sur le Néerlandais Johnny Pals (Fernando) et près d’une seconde sur l’Espagnol Sergio Alavrez Moya (Alamo).
CSI2* : CARTON PLEIN POUR LE CLAN GOCHMAN
La famille Gochman se souviendra probablement longtemps de ce samedi monégasque. Sur le Grand Prix du CSI 2* (1,45m), Mimi Gochman, 16 ans, championne d’Amérique du Nord junior en 2019, s’est offert deux places sur le podium. Au terme du barrage à 6, elle s’impose avec Celina BH et monte sur la troisième marche avec Gigi’s Girl BH. En selle sur Cornwall BH, la Britannique et gérante des écuries Gochman, Amanda Derbyshire, s’intercale à la 2e place « Cette victoire me fait vraiment du bien, se réjouit la gagnante. Nous étions totalement en phase l’un avec l’autre et j’ai directement senti que nous pouvions gagner cette épreuve. Je monte Celina BH depuis 3 ans donc nous nous connaissons bien. Même si je vais quelques fois sur les étapes du Longines Global Champions Tour ça reste toujours un moment spécial pour moi. Ce sont des concours extraordinaires ! »
Représentante monégasque, Anastasia Nielsen, 15 ans, termine à la 4e place avec Giro de la Luna.
Sur les obstacles à 1,30m, c’est cette fois la championne nord-américaine jeunes cavaliers 2019, Sophie Gochman, qui n’a pas fait dans la demi-mesure sur Carola BH. Avec près de trois secondes d’avance dans un barrage à 10, la cavalière a dominé la représentante de Monaco Salomé Panizzi, très belle deuxième avec Ulakhani Villa Rose, et la Tchèque Anna Marie Vitek sur Chacco’s Amke. Vitek avait déjà remporté un peu plus tôt l’épreuve à 1,15m, sur Mama Mia Picobello Z, à l’issue d’un barrage à 10. La jeune fille de 14 ans avait dominé sa grande sœur Kristina, 15 ans (Kamirez van Orchid’s). Victorieuse de deux épreuves depuis le début du concours, la Britannique Isabella Beecroft-Luckett (Vanda Cartier) avait pris la troisième place.
NATIONAL : TIFFANY MIGUERES LOIN DEVANT
Réservé aux cavaliers de la Principauté, le Prix Fédération Équestre de la Principauté de Monaco/Cavalleria Toscana a confirmé les résultats de vendredi. Sur les barres à 1,05m, Tiffany Migueres s’est à nouveau imposée avec Silvery d’Aubain en devançant de 5 secondes Marine Allavena (Erakis des Forestiers) et Freyas Banks Clark (Dajesca). En ouverture de la journée, Margaux de Coninck s’était montrée la plus rapide sur l’épreuve à 0,70m avec Free Stayerhof’s VIP devant Allegra Banks Clark (Lola) et Adriana Ladow (Lola).
Présidente du concours mais aussi de la Fédération Equestre de la Principauté de Monaco, Diane Fissore était très heureuse au soir de la dernière épreuve de cette 15e édition du LGCT – Jumping International de Monte-Carlo. « Ce concours est un peu un miracle, confie-t-elle. L’organisation n’a pas été facile. Il y a encore deux mois on ne savait pas si l’événement pourrait réellement avoir lieu. Nous avons dû faire en quelques semaines ce que nous faisons normalement en 6 ou 8 mois. J’ai la chance d’avoir une équipe formidable qui a rendu cela possible. Les pouvoirs publics ont aussi été d’une grande aide. Je tiens évidemment à remercier tous les partenaires, à commencer par Longines. Nous avons également Fayat Monaco, promoteur et constructeur dans la Principauté, pour la première fois partenaire de l’événement, mais aussi le Casino de Monte-Carlo. Nous avons besoin de tous ces partenaires. Leur fidélité est primordiale et je leur en suis très reconnaissante. Nous nous devons de savourer le moment ! »
Grande satisfaction aussi de voir sur la piste de plus en plus de cavaliers représenter la Principauté. « En 2019, il y avait déjà beaucoup de cavaliers monégasques mais nous n’avions pas encore d’équipe. Certains d’entre eux participaient encore aux épreuves nationales avec des barres à 80cm et là, dans un mois, ils partent aux championnats d’Europe. C’est une très belle évolution ! Tous ces jeunes sont l’avenir et nous devons commencer à les préparer dès maintenant. Même si nous sommes les organisateurs du Jumping, nous restons avant tout une fédération qui fonctionne tout au long de l’année. Nous sommes partis de rien en 1995 et en 2021 nous administrons entre 270 et 300 chevaux et près de 90 membres. Ce sport se démocratise à Monaco. C’est aussi une histoire de transmission car nous avons aujourd’hui les enfants de ceux qui étaient déjà présents au moment de la création de la Fédération. C’est d’ailleurs pour cela que nous sommes très actifs car nous voulons et devons garder cette dynamique et continuer à nous professionnaliser. »
Le Britannique James Wilson et l’Italien Emanuele Gaudiano ont profité de la deuxième journée du Longines Global Champions Tour of Monaco – Jumping International de Monte-Carlo pour s’offrir de beaux succès dans les épreuves du CSI 5*. Idéal pour prendre un maximum de confiance avant les deux grosses épreuves de ce samedi où la lutte entre les meilleurs cavaliers mondiaux promet du très grand sport.
Baigné par le chaud soleil de la Riviera, le Port Hercule a aujourd’hui encore vibré tout au long de la journée au rythme des performances de quelques-uns des meilleurs cavaliers au monde. Le Trophée Casino de Monte-Carlo (1,50m avec barrage) constituait le temps fort de cette deuxième journée de la 15e édition du LGCT – Jumping International de Monte-Carlo. Sur le tracé dessiné par le chef de piste italien Uliano Vezzani, neuf couples ont d’abord réussi à se qualifier pour le barrage. Mais seuls quatre d’entre eux réussirent à renouveler le sans faute dans le dernier acte. En 35’’03 le Britannique James Wilson, avec la jument BWP de 13 ans, Imagine de Muze, s’est montré le plus rapide. Sous le regard de S.A.S le Prince Albert II de Monaco et de Madame Charlotte Casiraghi, il s’impose avec près d’une seconde d’avance sur les deux Belges Pieter Devos (Jade vd Bisschop) et Gilles Thomas (Feromas van Beek Z).
A la suite de l’épreuve, S.A.S le Prince Albert II a rencontré les jeunes équipes monégasques (Children et Junior) qui pour la première fois de l’histoire représenteront la Principauté de Monaco aux Championnats d’Europe de saut d’obstacles à Vilamoura (POR) du 18 au 25 juillet prochain.
Dans l’épreuve de vitesse (1,45m), l’Italien Emanuel Gaudiano a comme jeudi écœuré toute la concurrence. Sur un parcours où seulement 5 des 25 couples au départ ont réussi à sortir sans faute, Gaudiano, en selle sur son ultra performante Carlotta, a survolé tous les obstacles pour devancer de près de trois secondes le Belge Gilles Thomas sur Feromas van Beek Z. « Carlotta est une jument très rapide, analyse Gaudiano. Visiblement elle aime bien cette piste puisque nous avons participé à deux épreuves et nous l’avons emporté à chaque fois. Cet après-midi, il faisait très chaud et cela peut expliquer le petit nombre de sans faute. A Monaco, il y a beaucoup d’Italiens qui viennent voir le concours et c’est forcément stimulant. » L’Égyptien Nayel Nassar (Oaks Redwood) complète le podium mais à près de 5 secondes du vainqueur.
LE LONGINES GLOBAL CHAMPIONS TOUR GRAND PRIX DU PRINCE DE MONACO, BOUQUET FINAL DU CONCOURS
Après deux premières journées déjà très intenses, le niveau d’émotion va encore grimper ce samedi 3 juillet pour l’ultime journée du concours. Après les épreuves de niveau National dès 9 heures, puis le Grand Prix du CSI 2* en début d’après-midi, les meilleurs mondiaux se retrouveront d’abord pour la seconde manche de la Global Champions League (17h10). En tête après la première manche de jeudi, les Paris Panthers compteront à nouveau sur l’Irlandais Darragh Kenny et l’Égyptien Nayel Nassar, les seuls à avoir bouclé le premier acte avec un double sans faute. Mais avec trois équipes à seulement 4 points de pénalité, la lutte s’annonce particulièrement indécise.
Les 35 meilleurs de cette épreuve gagneront enfin leur ticket pour le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco (20h30), épreuve la plus attendue et la plus relevée du concours. Avec au départ plusieurs membres du Top 15 mondial (Martin Fuchs, Darragh Kenny, Scott Brash, Marlon Modolo Zanotelli, Julien Epaillard, Christian Ahlmann, Jos Verlooy) et quelques-uns des cavaliers les plus en forme du moment à l’image de Sameh El Dahan, deuxième à Paris la semaine dernière, ou encore Olivier Robert, vainqueur du LGCT Grand Prix de Madrid fin mai, il faudra être très fort pour espérer succéder au Néerlandais Maikel Van der Vleuten, vainqueur de la dernière édition, en 2019.
LONGINES PRO-AM CUP
Comme à chaque édition, la Longines Pro-Am Cup a battu son plein vendredi soir sur le Port-Hercule. Dans une ambiance survoltée, l’équipe Virtus composée de Valentine Platini/ First Lady la Cour et Vanessa Barea/Chadossa a aligné deux parcours sans faute dans un temps record. Elles devancent les équipes Longines (L.Audion/J. Richard Philips) et Fayat Monaco (C.Palmaro/ I.Beecroft) respectivement 2e et 3e avec 4 points. C’est donc sous les applaudissements du public monégasque et sous le regard de la marraine de la compétition, Madame Charlotte Casiraghi, que le binôme a effectué son tour d’honneur.
CSI2* : CHLOE ASTON INARRÊTABLE
Déjà victorieuse jeudi, la Britannique Chloe Aston a une fois encore été portée par sa jument de 10 ans Flavie van de Helle. Dans la grosse épreuve du jour du CSI 2* (1,40m), elle devance comme la veille sa compatriote Amanda Derbyshire sur Charme From Second Life Z. L’Italien Roberto Cristofoletti (Got to Live Cc) réussit à se glisser sur le podium mais à plus de trois secondes de la gagnante ! « Je me sens extrêmement privilégiée d’avoir une jument aussi incroyable et qui me donne tout ce qu’elle a sur chaque tour, explique l’Anglaise. En entrant sur la piste j’ai senti qu’elle était en confiance et détendue après son très bon tour d’hier. Je me suis dit qu’on pouvait à nouveau gagner. Demain, nous partirons dans le GP 145, j’espère pouvoir réaliser le triplé ! » A souligner les trois « top 10 » des représentants monégasques avec le 7e rang d’Anastasia Nielsen sur Giro de la Luna, le 8e d’Inigo Lopez de la Osa Franco sur Chatocino et le 9e, à nouveau d’Anastasia Nielsen, avec cette fois Buffy.
Troisième jeudi, la Tchèque Sara Vingralkova s’offre cette fois l’épreuve à 1,30m avec l’étalon Selle Français Oscar des Fontaines, avec un petit dixième d’avance sur le Brésilien Felipe Coutinho Mendonca Nagata sur Monseigneur. Belle septième place de Wenceslas Thomel (It’s my Life) sous les couleurs de Monaco.
Enfin, la jeune Britannique (13 ans) Isabella Beecroft-Luckett s’impose comme la veille sur le parcours à 1,15m avec l’expérimentée jument Vanda Cartier.
NATIONAL
Les cavaliers de la Principauté ont pu à nouveau profiter de la même piste que l’élite mondiale. Dans le Prix de la Fédération Équestre de la Principauté de Monaco/ Cavalleria Toscana, Tiffany Migueres remporte l’épreuve à 1,05m sur Silvery d’Albain. Elle devance Marine Allavena (Erakis des Forestiers) et Ferya Banks Clark (Dajesca). Sur le parcours à 0,70m, succès de Lou Audion sur Texterina de Florys devant Amelia Banks Clark (Desse A Adjan) et Valentine Platini (First Lady de la Cour).
La 15e édition du Longines Global Champions Tour of Monaco – Jumping international de Monte-Carlo a proposé du très haut niveau de sport dès sa première journée. Les Paris Panthers de Nayel Nassar (EGY) et Darragh Kenny (IRL) ont pris une belle option dans la Global Champions League tandis qu’en individuel, le Français Simon Delestre a réalisé une démonstration.
Le soleil, une température estivale, des yachts solidement amarrés à quelques mètres de la piste, le LGCT – Jumping international de Monte-Carlo a une fois encore revêtu ses allures de carte postale. Un décor de rêve, mais aussi et surtout du très grand sport.
Entamée par deux épreuves nationales qui ont permis aux cavaliers monégasques de prendre leurs marques sur le Port Hercule, la première journée du LGCT – Jumping International de Monte-Carlo s’est achevée par la très attendue première manche de la Global Champions League.
Le parcours du chef de piste italien Uliano Vezzani (13 obstacles, 15 efforts) a posé de nombreux problèmes aux 42 couples au départ dont 32 engagés sous les couleurs de leur équipe de Global Champions League. Face aux multiples difficultés du tracé, une seule des seize équipes a réussi à additionner deux sans faute. Derniers à s’élancer, les Paris Panthers, menés par l’Égyptien Nayel Nassar (Igor van de Wittemoere) et l’Irlandais Darragh Kenny (Idalville d’Esprit) furent ainsi les seuls à trouver toutes les solutions. « C’est génial, se réjouit Kenny. La ligne du triple était assez difficile avec des contrats de foulées compliqués. » Même satisfaction évidemment pour son coéquipier. « C’est la meilleure façon de débuter le week-end, poursuit Nassar. La piste est étroite et la lumière est assez impressionnante. Il fallait donc des très bons chevaux ce soir et les nôtres ont été parfaits. Nous avions la chance de partir en dernier et notre chef d’équipe nous a demandé d’assurer et de ne pas prendre de risques inutiles. » Tactique payante.
Trois équipes ont néanmoins réussi à ne compter que 4 points au soir de cette première étape. Auteur du chrono le plus rapide, les Monaco Aces composé du Français Julien Epaillard (0 pt ; Billabong du Roumois) et du Belge Jos Verlooy (4 pts ; Jacobien Dwerse Hagen) prennent donc la deuxième place devant les London Knights du Suisse Martin Fuchs (4 pts ; Tam Tam du Valon) et du Belge Olivier Philippaerts (0 pt ; H&M Legend of Love). Au pied du podium, les Berlin Eagles ont pu compter sur la Suissesse Jane Richard Philips (4 pts ; Fouego de la Closière) et l’Allemande Laura Klaphake (0 pt ; Quin).
En individuel, Julien Epaillard a longtemps cru s’imposer… Premier à s’élancer, il a tenu la tête jusqu’au… dernier couple. Sur Chesall Zimequest, son compatriote Simon Delestre a en effet réussi à ôter 80 centièmes à un chrono que tout le monde pensait intouchable. « J’avais vu passer Julien, raconte le Lorrain, et je pensais qu’il serait vraiment difficile à battre. Je savais qu’il fallait de toute façon prendre tous les risques et toutes les options. Chesall a de grandes foulées et ça m’a forcément aidé. Il a 16 ans mais il est en super forme. Et son expérience sur des pistes très différentes est vraiment précieuse pour celle de Monaco. » Derrière les deux Vestes Bleues supersoniques, Olivier Philippaerts, troisième, pointe à plus de trois secondes du vainqueur.
Un peu plus tôt, dans le Prix Fédération Équestre de la Principauté de Monaco (1,45m, deux phases), première épreuve du CSI5*, l’Italien Emanuele Gaudiano a idéalement fêté l’annonce de sa sélection pour Tokyo. Sur la jument Carlotta, et dans son style très caractéristique, il s’est montré le plus rapide pour devancer l’Égyptien Nayel Nassar (Oaks Redwood) et l’Espagnol Sergio Alvarez Moya (Kardenta van’t Meerhof). « C’est toujours bien de commencer un concours avec victoire, s’est réjouit le numéro 1 italien. C’est vraiment génial de se retrouver ici dans ce très bel endroit. La taille de la piste réduit le nombre de sauts et cela oblige les cavaliers à aller très vite et à prendre des risques car on sait que les écarts seront forcément infimes. »
CSI2* : LES ANGLAISES A L’HONNEUR
La grosse épreuve du CSI2*, avec des barres à 1m40, a vu s’imposer la Britannique Chloé Aston en selle sur la jument de 10 ans, Flavie van de Helle. « C’était vraiment incroyable, explique la cavalière. C’est la première fois que je cours une étape du Longines Global Champions Tour. Cette victoire est donc d’autant plus spéciale pour moi. Je monte ma jument depuis qu’elle a 6 ans, nous nous connaissons par cœur. Demain je repars dans la grosse épreuve et j’espère qu’on continuera sur cette belle lancée. » Doublé anglais avec à la deuxième place Amanda Derbyshire sur Charm From Second Life Z qui devance la Tchèque Sara Vingralkova sur Oscar des Fontaines, ancien cheval monté par Pénélope Leprévost et aujourd’hui âgé de 19 ans.
La Grande-Bretagne s’est aussi montrée à son avantage dans l’épreuve à 1,15m avec le succès de la toute jeune (13 ans) Isabella Beecroft-Luckett sur Vanda Cartier, couple très en forme puisqu’en juin dernier la demoiselle s’était déjà imposée au LGCT de Valkenswaard.
L’hymne américain a également retenti dans l’épreuve à 1,25m en deux phases pour Sophie Gochman (Carola BH). Le podium est complété par le Brésilien Felipe Coutinho Mendonca Nagata (Monseigneur) et, la jeune représentante de Monaco, Cloé Bertolini, 15 ans, en selle sur Never Alone.
Le Longines Global Champions Tour of Monaco – Jumping International de Monte-Carlo reçoit les meilleurs cavaliers mondiaux du 1er au 3 juillet sur la piste posée sur le Port Hercule. Avec plusieurs membres du top 10 mondial au départ, le concours promet du très grand sport et d’intenses émotions.
C’est un rendez-vous incontournable du Longines Global Champions Tour. Intégré dès la première édition du circuit en 2006 à une époque où seules six étapes rythmaient la saison, le Jumping International de Monte-Carlo affiche à son palmarès quelques-uns des plus talentueux cavaliers de ces dernières décennies. Lors de la précédente édition, le Néerlandais Maikel Van der Vleuten s’était imposé avec Beauville Z. Ils seront nombreux cette année à espérer lui succéder.
LES PRECIEUX CONSEILS DES CHAMPIONS
Recordman des victoires sur le circuit (12 succès), l’Écossais Scott Brash, vainqueur à Monaco en 2015, et actuel n°6 mondial, le Suisse Martin Fuchs (n°3), le Brésilien Marlon Modolo Zanotelli (n°10), les Irlandais Darragh Kenny (n°8) et Denis Lynch, les Belges Jos Verlooy (n°14), Peter Devos (n°16), Grégory Wathelet et Olivier Phillipaerts, qui rêve sans doute de s’imposer comme son père Ludo en 2006, l’Allemand Christian Ahlmann (n°13), les Italiens Emanuele Gaudiano et Alberto Zorzi, vainqueurs du Grand Prix respectivement en 2016 et 2017 et leur compatriote Lorenzo de Luca (n°34), ou encore l’Autrichien Max Kühner (n°20) peuvent tous s’imposer sur le Rocher.
« J’ai de très bons souvenirs à Monaco, avance Zorzi. C’est un super show où la piste est petite certes mais ça tombe bien, j’adore ça ! Je compte principalement sur ma jument Clarina pour les grosses épreuves et j’espère bien être aussi performant que les années précédentes. » Deuxième de l’étape parisienne du Longines Global Champions Tour, samedi 26 juin, l’Égyptien Sameh El Dahan voudra confirmer sa grande forme du moment.
Le clan tricolore aura lui aussi belle allure. Avec Julien Epaillard, le meilleur au classement mondial (12e), le Bordelais Olivier Robert, le Lorrain ancien numéro 1 mondial Simon Delestre, Olivier Perreau ou encore Titouan Schumacher voudront briller et peut-être même imiter Kevin Staut, seul Bleu à s’être imposé sur le Port Hercule, en 2012 avec Rêveur de Hurtebise HDC. Vainqueur en mai dernier de l’étape madrilène du circuit, le Français Oliver Robert, le mieux placé après les six premières étapes LGCT (8e) attend avec impatience ce rendez-vous. « J’aime beaucoup ce concours très atypique avec sa petite piste, confie le Bordelais. Il y a vraiment une ambiance très particulière avec le soutien de la famille princière qui s’est toujours mobilisée pour le concours et notre sport. Sportivement, je vais participer avec Vangog du Mas Garnier. Avec lui nous avions terminé 7e en 2019. Il apprécie particulièrement cette piste. Les feux sont au vert et tout semble aligné pour réaliser une belle performance. » A l’honneur sur l’affiche du concours, Julien Epaillard se réjouit également de retrouver la Principauté. « Sur la petite piste, c’est un peu comme un indoor sans toit, explique le n°1 français. Les conditions sont toujours très bonnes. J’aime bien ce concours qui est très festif avec des épreuves le soir ce qui permet de profiter du cadre la journée. Je vais le disputer avec Usual Suspect d’Auge qui a déjà pris la troisième place du Grand Prix en 2019. »
En plus des six rendez-vous labellisés CSI 5*, les épreuves CSI2* et nationales offriront aux cavaliers un peu moins aguerris le privilège de partager la même piste que les stars de la discipline. Parmi eux, plusieurs jeunes cavaliers appelés à représenter la Principauté lors des prochains Championnats d’Europe auront à cœur de briller devant leur sélectionneur et entraineur, le Français Philippe Rozier, médaillé d’or par équipe à Rio.
À l’ombre des pins parasols germent parfois de précieuses idées vertes ! Depuis la pointe de la Vigie et son décor idyllique bercé par les flots de la Méditerranée, le Monte-Carlo Beach révolutionne l’hôtellerie et la gastronomie de luxe en préservant la biodiversité et en innovant en matière de développement durable.
Un écrin de verdure face à une vague déferlante de béton. Nichée sur la pointe de la Vigie, à Roquebrune-Cap-Martin, la pinède de l’hôtel Monte-Carlo Beach reste un véritable havre de paix pour goélands, martinets, hérons cendrés ainsi que plusieurs espèces menacées.
Parfois blotti le long de cette avancée rocheuse, le puffin yelkouan, un excellent plongeur capable de chasser ses proies jusqu’à 40 mètres de profondeur, s’y épanouit. L’oiseau marin est pourtant classé « en danger » selon la Liste rouge des espèces menacées en France, établie par l’UICN.
Du puffin yelkouan à l’aigle royal
Quelques serins cinis, de petits oiseaux au plumage jaune vif, classés « vulnérables », ont également élu domicile dans ce refuge LPO, qu’ils égayent parfois d’un joli chant aux notes aigües.
Journée exceptionnelle hier 31 mai dans le cadre des salons du Méridien Beach Plaza à Monte-Carlo. L’ Association Monégasque des Sommeliers, présidée par Dominique Milardi, accueillait Charles Philipponnat, dirigeant de la société éponyme, à l’occasion d’une masterclasse organisée par Cédric Léger, de l’agence Mercucio.
Cette session, à l’occasion de laquelle les participants ont pu déguster 11 vins de la maison Philipponnat, a été ponctuée d’un déjeuner que S.A.S. le Prince Albert II de Monaco a honoré de sa présence.
Les sommeliers de l’Association Monégasque des Sommeliers sur les marches de la terrasse de l’Intempo. Au premier rang, de part et d’autre de S.A.S. le Prince Albert II, Charles Philipponnat, Maud et Cédric Léger, Dominique Milardi.
La Fondation Prince Albert II de Monaco a tenu ce matin son 30è Conseil d’Administration, sous la Présidence de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco.
Le Prince Souverain accompagné des membres du Conseil d’Administration présents, de M. Nick Danziger, membre du Jury du concours, de M. Jean-Luc Biamonti, Président de la Monte-Carlo SBM, ainsi que des représentants de Barclays UK Private Bank et Monaco Informatique Service – Monaco Digital, a visité l’exposition « Homme – Faune Sauvage : Destins croisés, Territoires Partagés » et découvert les plus belles photographies issues de la 1e édition du Prix de Photographie Environnementale de la Fondation.
L’exposition installée dans les Jardins des Boulingrins est à découvrir jusqu’au 1er juin.
La réouverture de l’hôtel 5* programmée dans la première quinzaine de mai sera accompagnée par le lancement d’un studio piloté par TFI pour la communication d’entreprise. La communication événementielle se réinvente en période de pandémie. La dernière tendance : miser sur des lieux d’exception pour adresser des messages d’entreprises. Cette idée est au cœur du nouveau partenariat entre TF1 et le groupe Barrière, à travers une offre de Corporate Broadcast mis en place dans dix hôtels et quatorze casinos du groupe sur tout le territoire français. « Une association inédite entre le premier groupe audiovisuel français et notre groupe familial, souligne Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière. Aujourd’hui plus que jamais, il faut multiplier les initiatives qui participent à la relance de nos métiers et de notre économie.«
La destination Cannes sera l’un des fers de lance de cette nouvelle offre puisque le studio prendra place au sein du prestigieux hôtel 5* Barrière Le Majestic dont la réouverture est programmée début mai. C’est en direct du Penthouse ou de la Suite Christian Dior que les entreprises pourront organiser leurs prises de paroles digitales (e-conférence, talks-shows, team building…) et faire vivre à leurs audiences une expérience « digne d’une émission de TV« . L’offre Corporate Broadcast s’appuie sur le savoir-faire de la TF1 Factory, spécialisée en production de contenus B2B. Cette filiale de la chaîne nationale regroupe « l’expertise et la créativité d’une équipe de professionnels de l’audiovisuel (réalisateur, chef opérateur, cadreur, régisseur)« . En outre, la possibilité de faire appel à des personnalités ou journalistes du groupe pour animer l’événement est ouverte. Denis Brogniart aux manettes de votre lancement de produit, chiche ? Trois formats d’émission (plateau radio filmé, plateau débat ou plateau magazine) sont proposés à partir de 8.500€, en concept hybride, 100% digital ou en multiplex. Le groupe Barrière n’est pas le seul à s’être positionné sur ces nouveaux formats B2B. A quelques encablures de la Croisette, le Novotel Monte Carlo
Trois ans après un baptême du feu en F1 brutalement abrégé à domicile, Frédéric Lajoux passe la deuxième ce week-end. À bord de la même Arrows mais dans un tout autre état d’esprit…
Il y avait 2012 et 2014 en Formule 3. Il y a maintenant 2018 et 2021 en Formule 1. Jamais trois sans quatre!
Frédéric Lajoux, 59 printemps au compteur, passe la quatrième sur la piste de ce Grand Prix de Monaco Historique à nul autre pareil dont les tours de chauffe ont été bouclés devant des tribunes désespérément vides, ce vendredi.
Contraint de jeter l’éponge prématurément, voilà trois ans, après un dérapage lourd de conséquence lors des essais qualificatifs, l’enfant du pays coche à nouveau la case F1 dans la série G au volant de son Arrows A21 quadragénaire (1978).
Même numéro, le 29, et même robe noire et or sur laquelle apparaît désormais le clin d’œil « Racing for Anthoine » honorant la mémoire du jeune pilote français disparu tragiquement le 31 août 2019 lors d’une course de F2 à Spa-Francorchamps.
Alors brillant leader de la relève tricolore, à 22 ans, Anthoine Hubert partageait la vie de Julie Lajoux, la fille aînée de Frédéric.
Si le feu de la passion demeure, aujourd’hui, l’accro de sport auto a changé de vision, d’état d’esprit. Rencontre avec un homme meurtri au plus profond de lui-même qui a « appris à relativiser ».