À Monaco, le cabaret le Billionaire s’installe à la Salle des Étoiles au Sporting

Le cabaret festif de Flavio Briatore a été choisi par les équipes de la SBM pour animer une large partie des soirées du mois d’août monégasque… comme à Dubai, Riyadh ou Doha.

C’est décidément l’été des nouveaux concepts à la SBM. Après l’ouverture du Maona en début de saison, voilà que débarque le Billionaire au Sporting à partir du 31 juillet.

Une installation éphémère du club signature de Flavio Briatore, invité par la Société des Bains de Mer à transformer pour une vingtaine de soirées du 31 juillet du 22 août, en alternance des concerts, la Salle des Étoiles en cabaret.

Une capacité d’accueil de 350 personnes 

Un cabaret à taille humaine : 350 places autour de tables rondes disposées face à la scène pour venir assister à ce dîner-spectacle.

JULIEN ÉPAILLARD SEUL SUR SON ROCHER

Le Français Julien Épaillard, en selle sur Donatello d’Auge, a remporté de façon magistrale le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco, doté de 1,5 millions d’euros, apothéose du LGCT – Jumping International de Monte-Carlo. Un succès éblouissant pour une parfaite conclusion de trois jours de compétition de très haut niveau sur la piste du Port Hercule de Monaco. 

Le monde des sports équestres est unanime. Julien Épaillard est aujourd’hui le cavalier le plus rapide du circuit. Samedi soir, le Tricolore, numéro 2 mondial, l’a une fois encore démontré. Dernier des cinq barragistes à s’élancer à la suite d’une première manche particulièrement fautive avec deux combinaisons triple et double qui posèrent de nombreux problèmes, il n’a une nouvelle fois laissé aucun espoir à ses adversaires. Une prise de risque maximale, des virages d’une parfaite maitrise, rien ne pouvait empêcher Épaillard et Donatello d’Auge, hongre Selle Français de 10 ans par Jarnac, de succéder à l’Autrichien Max Kühner (6e cette année) et de suivre la trace de Kevin Staut, dernier et unique vainqueur français à Monaco, en 2012. « Ce Grand Prix de Monaco était un objectif, confie le vainqueur, sacré pour la seconde fois de la saison sur le circuit du Longines Global Champions Tour, après Saint-Tropez début juin. Donatello saute très bien sur les petites pistes qui ressemblent à de l’indoor. J’avais fait une faute dans le Grand Prix à Paris la semaine dernière mais il avait déjà très bien sauté. En ayant gagné hier l’épreuve qualificative, je partais en dernier aujourd’hui ce qui est toujours bien. J’ai essayé de monter le mieux possible et le cheval a été fantastique. Au barrage, j’avais vu le parcours de Harrie (Smolders). Mon cheval est très rapide et je savais que je pouvais faire mieux. Donatello est l’un des meilleurs chevaux du monde. C’est une fierté de gagner avec lui car avec mon épouse, nous l’avons fait naitre. Je commence à bien le connaître et je sais ce dont il a besoin. Il est toujours meilleur le deuxième ou le troisième jour du concours. Il a de plus en plus d’expérience. Les Jeux olympiques de Paris 2024 sont clairement notre objectif. Nous allons le préparer pour ce rendez-vous à Paris. C’est un cheval fait pour ça. Il faudra faire le moins d’erreur possible dans cette préparation. »

Derrière Épaillard (36.54sec), le Néerlandais Harrie Smolders, n°8 mondial, avait pourtant fait le maximum avec Monaco N.O.P pour prendre la tête devant la Grecque Ioli Mytilineou (40.17sec), bientôt 26 ans et grand talent en devenir, alors en pole position avec Levis de Muze. Il devra se contenter de la deuxième place (37.81sec). La France peut aussi se réjouir de la quatrième place du champion olympique par équipe de Rio, Philippe Rozier, 60 ans, épatant avec Le Coultre de Muze. Présents à trois dans l’épreuve, les Français se sont tous hissés au barrage. La jeune Jeanne Sadran, 22 ans, a elle aussi gagné le droit de revenir pour le dernier acte avec Unforgettable Damvil. Une faute sur le dernier obstacle la place à la cinquième place. « Mon cheval n’est peut-être pas le plus technique mais il a un cœur énorme, commente-t-elle. La première manche était vraiment très difficile avec des verticaux très difficiles. Avoir réussi à me qualifier pour le barrage est à coup sûr la plus belle performance de ma carrière. » Attendu par tous, le numéro 1 mondial suédois Henrik von Eckermann, venu en Principauté avec son crack King Edward a en revanche dû se contenter d’une modeste 19e place avec deux fautes.

Au classement général du Global Champions Tour, Maikel van der Vleuten conserve la tête devant l’Allemand Christian Kukuk et la Suédoise Malin Baryard Johnsson. Si Simon Delestre reste le meilleur tricolore à la 6e place, Julien Épaillard profite de sa victoire pour remonter au 10e rang. Prochaine étape du circuit, à Riesenbeck (Allemagne), du 21 au 23 juillet.

En début de soirée, les cavaliers du CSI 5* s’étaient affrontés sur une épreuve à 1,50m, au chrono. En forme depuis le début du concours (3e jeudi du Prix Fédération Équestre de la Principauté de Monaco), l’Irlandais Richard Howley s’était montré le plus rapide avec Mansini Ltd, SWB de 14 ans qu’il monte depuis le début de l’année, se permettant même de devancer de 16 centièmes le roi von Eckermann, engagé cette fois avec Dzara Dorchival. « Mon cheval a très bien sauté tout le week-end, s’est réjoui l’Irlandais. Il est très rapide mais surtout très régulier. Il essaie toujours de bien faire. Il me fait confiance même quand je tourne très court. » La troisième marche du podium est revenue au Brésilien Francisco José Mesquita Musa (Catch me Marathon).  

CSI 2* et National : Le Grand Prix pour le Brésil

Temps fort du CSI 2*, le Grand Prix presented by Constance Hotels & Resorts a été remporté par le Brésilien Felipe Coutinho Mendonca Nagata, en selle sur une jument KWPN de 9 ans, Joy For Ever. Trois cavaliers avaient réussi à se hisser au barrage mais le Brésilien, basé à Monaco et entraîneur de certains jeunes Monégasques, fut le seul à boucler son tour sans faute. Il devance le Belge Bart Jay Junior Vandecasteele (Kadee van het Heikanthof) et la Française Louise Sadran (Erfurt). Très rapide mais coupable d’une faute, Inès Joly, victorieuse la veille, termine cette fois au pied du podium. Septième avec Beau van de Hagenhorst Z, Anastasia Nielsen est la meilleure Monégasque. À noter, la victoire de l’Américain Wilton Porter dans le Constance Hotels Challenge qui récompensait le meilleur cavalier au terme des CSI 2* de Saint-Tropez, Cannes et Monaco.

Le Belge Kasper de Boeck sur Flandria Rent Queen of Hearts Dwerse Hagen s’était aupravant imposé sur le parcours à 1,30 m et le cavalier des Émirats Arabes Unis Mohammad Saeed Saif Ahmad Al Ghurair, sur Ikaros, à 1,15 m.
Dans le concours National, les Monégasques Giacomo Paneraj (Devinette Colloise) et Sophia George (Isha) et le Qatarien Fahad bin Jassim Ah Thani (Vegas de Ray) ont conclu de belle manière leur week-end en remportant leur ultime épreuve FEPM – Cavalleria Toscana.

« Une édition exceptionnelle »

Diane Fissore, présidente de la Fédération Équestre de la Principauté de Monaco et présidente du Jumping International de Monte-Carlo : « Cette édition 2023 fut exceptionnelle et restera gravée dans l’histoire du LGCT – Jumping International de Monte-Carlo ! Avec les deux premiers du classement mondial et de nombreux cavaliers parmi les meilleurs de la planète au départ nous avons assisté à un spectacle sportif de très très haut niveau. C’est une grande joie et une grande fierté de voir leur fidélité à notre concours. Un grand merci à tous nos partenaires qui nous permettent de maintenir ce très haut standing chaque année. Nous sommes aussi très heureux de voir de plus en plus de cavaliers monégasques en pleine progression avec des résultats très encourageants pour l’avenir. Le travail engagé par la Fédération Equestre de la Principauté de Monaco est récompensé. »

RIESENBECK INTERNATIONAL INTOUCHABLE

La formation Riesenbeck International, emmenée par les Allemands Christian Kukuk et Patrick Stühlmeyer, a marqué l’histoire vendredi sur la piste du Port Hercule de Monaco en remportant sa cinquième victoire de la saison dans la GCL, après seulement 9 étapes, un record. À titre individuel, au terme d’un parcours d’une incroyable rapidité, Julien Épaillard, avec Donatello d’Auge, a survolé la grosse épreuve de la deuxième journée du Jumping International de Monte-Carlo. Il sera ce samedi l’un des grands favoris du Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco, doté à 1,5 million d’euros. 

La GCL réserve à chacune de ses étapes des scénarios incroyables. Monaco n’a pas fait exception. En tête à l’issue de la première manche avec le plus rapide des trois double sans faute, les Shanghai Swans, composés de l’Autrichien Max Kühner et de la Française Jeanne Sadran ont vu s’envoler tous leurs espoirs d’une première victoire cette saison sur le dernier obstacle, d’abord fatal à la Française puis à l’Autrichien dont le chrono aurait pourtant permis de l’emporter sans ces fautes qui repoussent le binôme au pied du podium (4e).

En embuscade après la première manche, la formation Riesenbeck International, avec les Allemands Christian Kukuk et Patrick Stühlmeyer (3e en individuel avec Drako de Maugre), a vu tous ses adversaires fauter les uns après les autres et a pu savourer sa cinquième victoire de la saison après seulement 9 étapes, un record depuis la création de la GCL. « Nous avons d’abord essayé de bien faire notre job, confie Kukuk. La victoire, et donc désormais ce record, ne sont que le résultat de cette approche. C’est un peu la cerise sur le gâteau. » « Mon cheval est rapide, il est en forme et a été fort ces dernières semaines même si nous faisions souvent une faute, explique Stühlmeyer. Aujourd’hui c’était notre jour sur un parcours difficile avec le dernier obstacle qui était une sorte de juge de paix. C’est un rêve pour moi. »  Elle conforte sa première place au classement général et compte désormais 38 points d’avance sur Madrid in Motions, sixièmes à Monaco avec Maikel van der Vleuten et Jack Whitaker, et 39 points sur les Paris Panthers, deuxièmes ce soir avec la Grecque Ioli Mytilineou et le Néerlandais Harrie Smolders.
 

Julien Épaillard supersonique

Des trajectoires qui n’ont rien à envier à celles de Max Verstappen, récent vainqueur du Grand Prix de Formule 1 de Monaco, une prise de risque du premier au dernier obstacle et à l’arrivée une éclatante victoire. Le Français Julien Épaillard, numéro 2 mondial, en selle sur le Selle Français de 11 ans Donatello d’Auge, n’a laissé aucune chance à ses concurrents. Vainqueur du Grand Prix il y a quatre semaines sur l’étape du Global Champions Tour de Saint-Tropez, le couple a récité une partition parfaite sur le parcours pourtant délicat tracé par le chef de piste italien Uliano Vezzani, avec notamment un dernier obstacle qui fit de nombreuses victimes. Deuxième, le Danois Andreas Schou n’a pu se rapprocher qu’à 4 secondes 65 ! Un écart hors norme à ce niveau de compétition et d’excellence.

Le numéro 1 mondial et champion du monde Henrik von Eckermann termine au pied du podium avec sa star King Edward (à égalité avec le Brésilien Marlon Modolo Zanotelli). « C’était la première épreuve de King Edward sur cette petite piste, a commenté le Suédois. Le parcours du chef de piste laissait quelques moments où l’on pouvait se relâcher un peu. Il y avait la GCL mais à titre individuel, c’était aussi important de bien se placer en vue du Grand prix de demain de façon à partir en fin d’épreuve (les cavaliers repartiront dans l’ordre inverse du classement de cette épreuve). » Mission accomplie.

Au terme de cette épreuve, les 40 meilleurs ont gagné leur billet pour le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco. Championne olympique et du monde par équipe, la Suédoise Malin Baryard Johnsson devra se contenter d’un rôle de spectatrice suite à son élimination du jour.
 

Plus tôt dans la journée, dans le Trophée Le Casino Monte-Carlo (première manche de la GCL), l’Italien Emanuele Gaudiano sur Chalou, engagé à titre individuel, avait dominé de plus d’une seconde von Eckermann, en piste avec sa jument Selle Français Dzara Dorchival. Le Néerlandais Eric van der Vleuten avait complété le podium. 
 

CSI 2* et National : La jolie victoire d’Inès Joly

Dans la principale épreuve du CSI 2* composée d’obstacles à 1,40m, la Française Inès Joly, 25 ans, s’est montrée la plus rapide avec Faylinn de Fondcombe, jument de 8 ans avec laquelle elle avait déjà remporté deux épreuves à Cannes au début du mois. Elle devance le Néerlandais Piet Raijmakers Jr, troisième jeudi, et George Whitaker, deuxième la veille. À souligner également la belle 6e place de la Monégasque Anastasia Nielsen sur Beau van de Hagenhorst Z et la dixième de son compatriote Iñigo Lopez de la Osa Franco, avec Jade.

Dans les deux autres épreuves du CSI 2*, Wilton Porter (Janacek D) a fait retentir l’hymne américain dans l’épreuve à 1,30m, et le cavalier des Émirats Arabes Unis Mohammad Saeed Saif Ahmad Al Ghurair s’est illustré à 1,15 m.

Entre les deux manches de la GCL, les spectateurs ont pu applaudir tous les cavaliers retenus pour aller disputer les Championnats d’Europe Jeunes, dans deux semaines à Gorla Minore (Italie).

Les jeunes pousses monégasques ont elles aussi le bonheur de fouler la piste des champions dans les épreuves du concours National FEPM – Cavalleria Toscana. « Pouvoir être ici, c’est waouh, confie timidement la toute jeune Julia George, 10 ans, victorieuse de l’épreuve à 0,70 m avec son poney Macho et grande fan de Julien Épaillard. Mon poney va très vite. Parfois, ça m’arrive même de stresser avec lui. Mais aujourd’hui, tout s’est bien passé et je suis super contente d’avoir gagné. » Ilana Palmaro (Tudor Knight) et Chiara Bonaventura (Cronos du Pommeray) ont également connu la joie de la victoire.
 

Samedi : le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco en bouquet final

Samedi, après le Grand Prix du CSI 2* à 15h30 puis une épreuve du CSI 5*, le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco (20h15) conclura de la plus belle des façons l’édition 2023 du LGCT – Jumping international de Monaco. Avec 1,5 million d’euros de dotation, dont 495 000 € au vainqueur, montant qui en fait une des épreuves les plus dotées au monde, la lutte promet d’être exceptionnelle entre les meilleurs cavaliers du monde ! Quarante couples tenteront de succéder à l’Autrichien Max Kühner, vainqueur l’an dernier avec son Selle Français EIC Coriolis des Isles.

BALADE IRLANDAISE SUR LE ROCHER

Les premières foulées, les premiers sauts, les premières émotions et les premiers vainqueurs. L’édition 2023 du Jumping International de Monte-Carlo, neuvième étape du prestigieux circuit Longines Global Champions Tour, s’est ouverte ce matin sur la piste du Port Hercule et sous le soleil de la Riviera. Homme du jour, l’Irlandais Denis Lynch a remporté le Prix de la Fédération Équestre de la Principauté de Monaco, épreuve majeure de ce jeudi également marqué par la Longines Pro Am Cup Monaco et les 60 ans de l’association AMADE. Les meilleurs cavaliers mondiaux se retrouveront dès demain pour les deux manches de la GCL.

Le Prix de la Fédération Équestre de la Principauté de Monaco constituait le temps fort de la journée. Sur le parcours dessiné par le chef de piste italien Uliano Vezzani, l’Irlandais Denis Lynch a su trouver la bonne option sur les derniers obstacles pour signer le chrono le plus rapide. Associé à Cornets Iberio, étalon de 11 ans par Cornet Obolensky, déjà vainqueur d’une belle épreuve dimanche dernier à Paris lors de la précédente étape du Longines Global Champions Tour, il devance de 62 centièmes le Brésilien Francisco José Mesquita Musa avec Catch me Marathon et de près de deux secondes un autre Irlandais, Richard Howley, sur Mansini Ltd. « Cornet est un cheval très rapide, explique Lynch, 31e mondial. J’avais vu à la reconnaissance qu’il y avait peut-être moyen de gagner du temps sur la fin du parcours. Cette victoire est forcément très appréciable. Gagner en début de concours donne de la confiance au cheval et au cavalier ! » Le Brésilien Marlon Modolo Zanotelli (Heureuse Nouvelle WH), n°10 mondial, termine au pied du podium juste devant l’éternel John Whitaker (Sharid), toujours aussi compétitif à bientôt… 68 ans !

Plus tôt dans l’après-midi, Philippe Rozier, champion olympique par équipe à Rio, en selle sur son étalon Le Coultre de Muze, a longtemps cru remporter l’épreuve en deux phases à 1,45 m. Une seconde plus rapide que l’Irlandais Denis Lynch, il a finalement été devancé par le Saoudien médaillé de bronze par équipe aux Jeux olympiques de 2012 et vice-champion du monde 2010, Abdullah Alsharbatly, sur Dancing Wolf O.L, antépénultième sur la liste de départ et auteur d’un incroyable chrono après avoir pris tous les risques et retiré des foulées entre pratiquement tous les obstacles. À l’arrivée, trois secondes de moins que le Français et la victoire !
 

La Longines Pro Am Cup Monaco a fêté les 60 ans de l’association AMADE

En clôture de cette première journée de compétition, dix binômes ont participé à la Longines Pro-Am Cup, rendez-vous particulièrement attendu et apprécié par le public monégasque. Imaginée en 2010 et parrainée par Mme Charlotte Casiraghi, l’épreuve réunit au sein d’une même équipe, un amateur confirmé et une star internationale. Plusieurs grands champions, comme Philippe Rozier, la Suédoise Angelica Augutsson Zanotelli, la Suissesse Jane Richard ou encore le numéro 1 mexicain Nicolas Pizzaro (41e mondial), se sont volontiers prêtés à l’exercice. Chacun des binômes a défendu les couleurs d’un sponsor sur un parcours relais spécialement conçu en fonction du niveau et de l’expérience des deux cavaliers (1,10 m pour le cavalier amateur ; 1,30 m pour le pro). L’histoire retiendra la victoire de Alex O’Connor / Kingsborough Verdiva (Am) et Sean Monaghan / A.N. Cassius (Pro), sous les couleurs de The Underwriting Exchange.

Cette édition 2023 a pris une dimension encore plus grande avec les 60 ans de l’association AMADE (Association Mondiale des Amis de l’Enfance), présidée par SAR La Princesse de Hanovre. Fondée en 1963 par la Princesse Grace de Monaco, cette association défend une vision d’un monde où tout enfant, quelles que soient ses origines sociales, religieuses ou culturelles, peut vivre dignement, en sécurité et dans le respect de ses droits fondamentaux.

À l’issue de cette épreuve caritative, un don de 25 000 € a été remis à Jérôme Froissard, secrétaire général de l’AMADE, des mains de Mme Diane Fissore, Présidente du Jumping International de Monte-Carlo.
 

CSI 2* : Le Brésil, la France et Monaco au tableau d’honneur

Dans la plus grosse épreuve du CSI 2* (deux phases, 1,40 m), le Brésilien Felipe Coutinho Mendonca Nagata, sur Monseigneur, s’est imposé devant le Britannique George Whitaker (neveu de John Whitaker), sur Peanut et le Néerlandais Piet Raijmakers Jr sur Van Schijndel’s Olaya Z. Louise Sadran sur Blue Magic du Borget est la meilleure Française au 7e rang. La Monégasque Anastasia Nielsen, avec Beau van de Hagenhorst Z, termine également dans le top 10.

Un peu plus tôt dans la journée, la Française Aurore Dubus (Dolce des Hates) s’était offert l’épreuve en deux phases à 1,25 m et la Monégasque Marie Eder Ferrero, seulement âgée de 15 ans, l’épreuve à 1,10 m, avec Jina van’t Athof.
 

La GCL, temps fort de ce vendredi 30 juin

Vendredi, la journée débutera dès 9 heures avec trois épreuves du CSI 2*. Elles seront suivies en début d’après-midi par deux épreuves du concours National Fédération Équestre de la Principauté de Monaco – Cavalleria Toscana. À 16h30, les cavaliers du CSI 5* s’empareront de la piste du Port Hercule pour le Trophée le Casino Monte-Carlo (1,55 m), première manche de la GCL, compétition par équipe de deux ou trois cavaliers.

Après la présentation des cavaliers sélectionnés pour représenter Monaco aux prochains Championnats d’Europe jeunes à Gorla Minore (Italie, du 10 au 16 juillet), les stars mondiales se retrouveront à 20 heures pour la seconde manche de la GCL avec en plus du classement par équipe, l’objectif de terminer dans les 40 premiers en individuel, classement synonyme de qualification pour le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco de samedi, doté à 1,5 million d’euros.

Jumping

Avec trois des quatre meilleurs mondiaux et pléthore de grands noms de l’équitation, le Jumping international de Monte-Carlo, neuvième des quinze étapes du circuit Longines Global Champions Tour, promet du très beau sport sur la piste du Port Hercule. Ils seront nombreux à espérer inscrire leur nom au palmarès du prestigieux Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco, une des épreuves les plus dotées au monde avec 1,5 million d’euros attribués sur cette seule compétition.

Maikel van der Vleuten, en tête du classement provisoire du Longines Global Champions Tour 2023 après 8 étapes  ©LGCT

Rendez-vous privilégié du circuit Longines Global Champions Tour depuis sa première édition, en 2006 (seulement six étapes à l’époque), le Jumping international de Monte-Carlo propose une fois encore un plateau de très haut niveau pour son édition 2023. Sur la piste posée sur le Port Hercule, particulièrement exigeante en termes de pilotage avec des obstacles souvent très rapprochés, les spectateurs pourront apprécier les prestations des meilleurs mondiaux. En têtes d’affiche d’un plateau de 51 cavaliers, trois des quatre meilleurs mondiaux se sont en effet annoncés au pied du Rocher. À commencer par le numéro 1 mondial, le Suédois Henrik von Eckermann, incontestable star du moment. Champion olympique et du monde par équipe, champion du monde individuel ou encore sacré le 18 juin sur l’étape du Longines Global Champions Tour de Stockholm, von Eckermann multiplie les exploits. Nul doute que le Longines Global Champions Tour Grand Prix du Prince de Monaco (samedi 1er juillet, 20h15) fait partie de ses objectifs. La Suède pourra aussi compter sur Peder Fredricson, ancien numéro 1 mondial et lui aussi champion du monde et olympique par équipe. Pour parvenir à inscrire leur nom au palmarès, ils devront se défaire de concurrents redoutables.

L’Autrichien Max Kühner (n°15), vainqueur l’an dernier avec son Selle Français EIC Coriolis des Isles au terme d’un barrage à deux avec l’Irlandais Darragh Kenny (vainqueur l’année précédente), viendra notamment défendre son titre.

Plusieurs anciens vainqueurs seront également présents. Parmi eux, l’Irlandais Shane Breen, sacré en 2018, en belle forme avec une deuxième place à Stockholm, le Néerlandais Maikel van der Vleuten, numéro 4 mondial, vainqueur à Monaco en 2019 et actuellement en tête du classement provisoire du Longines Global Champions Tour, l’Italien Emanuele Gaudiano (n°25) (victoire en 2016) ou encore le Brésilien Bernardo Alves (victoire en 2010). Grande dame du circuit Longines Global Champions Tour, récemment victorieuse à Madrid, l’Australienne Edwina Tops-Alexander entend bien elle aussi ajouter l’étape de Monaco sur son palmarès.

Trois Français voudront suivre la trace de Kevin Staut, seul tricolore sacré à Monaco, en 2012, avec Rêveur de Hurtebise HDC. À leur tête, Julien Épaillard, numéro 2 mondial depuis le mois d’avril, a montré sa belle forme ces dernières semaines en remportant avec Donatello d’Auge l’étape du Longines Global Champions Tour disputée à Saint-Tropez. Il se rendra d’ailleurs à Monaco avec son crack. « C’est un concours à part, confie le Français. Le circuit de Formule 1 est à part, la piste de ce concours l’est aussi. C’est un endroit que j’aime beaucoup. Ça se rapproche un peu de l’indoor, il faut être très réactif, avoir de l’instinct pour que les distances sortent bien. C’est hyper technique à monter. Cette année, la dotation est exceptionnelle. Cela implique une grosse concurrence avec en première ligne le meilleur couple du monde. Je suis vraiment ravi de venir à Monaco et je vais bien évidemment essayer de faire au mieux. » Champion olympique par équipe à Rio en 2016, Philippe Rozier, entraîneur des jeunes cavaliers monégasques depuis plusieurs années, aura à cœur de briller sur le Port Hercule. À suivre aussi la jeune Jeanne Sadran qui, à 21 ans, représente la relève de l’équitation tricolore.

Parmi les autres cavaliers à surveiller de près : l’Allemagne avec Christian Kukuk et Christian Ahlmann, vainqueur le week-end dernier de l’étape parisienne du Longines Global Champions Tour, la Belgique, avec principalement Jérôme Guéry, Pieter Devos et Niels Bruynseels, les Pays-Bas avec Maikel et son père Eric van der Vleuten mais aussi le numéro 8 mondial Harrie Smolders, le Brésil avec Marlon Modolo Zanotelli, n°10 mondial, l’Irlande avec Denis Lynch et Bertram Allen ou encore le Danemark avec Andreas Schou. Tous les passionnés auront enfin un regard admiratif pour le Britannique John Whitaker. Encore dans le top 100 mondial et n°5 de son pays, il est à bientôt 68 ans, l’une des légendes de sa discipline.

La plupart de ces cavaliers se retrouveront également lors des deux épreuves de la GCL, épreuve par équipe (sans nationalité), vendredi 30 juin (16h30 et 20 heures). Autre temps fort du concours, la Longines Pro Am Cup Monaco (jeudi 29 juin, 21h15), épreuve imaginée en 2010 et parrainée par Mme Charlotte Casiraghi avec au sein d’une même équipe, un amateur confirmé et une star internationale. Ce rendez-vous est organisé au profit de l’AMADE (Association Mondiale des Amis de l’Enfance), association présidée par SAR La Princesse de Hanovre et qui fête cette année ses 60 ans.

Chaque journée débutera également par des épreuves du CSI 2* et du concours National avec de nombreux cavaliers monégasques heureux de pouvoir évoluer sur la même piste que les stars mondiales. 

Avis aux amateurs de musique live: le Moods fait son retour à Monaco

Le club de musique live avait fait les belles nuits de Monte-Carlo pendant trois années; avant sa fermeture en 2011. Le président-délégué de la Société des Bains de Mer a officiellement annoncé sa réouverture d’ici quelques mois.

Il existe quelques rares établissements en Principauté – souvent de nuit – qui ont laissé une émotion particulière et un souvenir persistant à celles et ceux qui les fréquentaient. Le Moods fait partie de ceux-là.

En trois années d’exploitation, avant sa fermeture en 2011, ce regretté club de musique live, situé sous le Café de Paris, a fait les belles nuits de Monte-Carlo. Si bien que son retour envisagé dans la refonte du Café de Paris, a ravivé l’espoir de profiter à nouveau d’une vraie scène ouverte aux musiciens en Principauté.

C’est désormais officiel : le Moods est de retour, « probablement en fin d’année ou en début d’année prochaine », confirme Stéphane Valeri, président-délégué de la Société des Bains de Mer, qui juge utile de rouvrir cette salle de spectacles, accessible à tous, avec de la musique live.

Mais pas seulement… « Nous pourrons aussi y proposer de l’humour, du stand-up, un comedy club », envisage le président-délégué de la SBM, qui sait cette réouverture très attendue par la clientèle locale.

Le prince Albert II et la princesse Charlène se rendront au couronnement du roi Charles III ce samed

Une date importante a été programmée dans l’agenda du prince Albert II et de la princesse Charlène : le couple princier se rendra le samedi 6 mai au couronnement du roi Charles III à Londres.

Un nouveau chapitre de l’histoire du Royaume-Uni s’ouvre… Ce samedi 6 mai aura lieu le couronnement du roi Charles III au sein de l’abbaye de Westminster, environ huit mois après le décès de la reine Elizabeth. A 74 ans, il deviendra le 40e monarque britannique à être couronné au sein de cette abbaye. Et du côté des invités, il y aura du beau monde. Têtes couronnées, ou dirigeants étrangers… 2 000 invités triés sur le volet seront présents pour cet évènement dont les festivités vont s’enchaîner sur trois jours. Un nombre d’invités relativement modeste puisque pour le couronnement de la reine Elizabeth II en 1953, il y avait tout de même 8 000 personnes de plus.Parmi les invités, Albert II et la princesse Charlène ont bel et bien confirmé leur présence.

Nice. Ce restaurant ukrainien est unique en son genre, des plats dès 6 euros

C’est le seul restaurant ukrainien de la Côte d’Azur : Yuliia et Iryna Anhelova ont fui leur pays et proposent des plats typiques d’Odessa, le week-end, à Nice.

Yuliia et Iryna Anhelova proposent leur cuisine ukrainienne en mode

Devant un restaurant un peu caché du quartier des affaires de l’Arénas, à l’ouest de Nice .une ardoise, sur laquelle est accroché un drapeau ukrainien, indique « Odessa ».

Le week-end seulement, Yuliia et Iryna Anhelova cuisinent des spécialités du pays quelles ont fui. Elles font connaitre la gastronomie de l’Ukraine aux Français et apportent un peu de bonheur, comme un retour à la maison, aux expatriés, réfugiés sur la Côte d’Azur.

Le seul restaurant ukrainien de la Côte d’Azur

Depuis samedi 18 mars 2023, elles accueillent leurs clients dans leur restaurant éphémère, au sein du Ceviche and co, non loin du parc Phoenix. Et les clients semblent déjà au rendez-vous : les plats ne sont pas très chers et elles sont les seules à proposer de la cuisine ukrainienne… Dans tout Nice !

Alors, dès leur ouverture, le week-end dernier, elles ont été prises d’assaut, encore plus le dimanche que le samedi. « On a paniqué ! Le week-end prochain, on fera appel à un plongeur et à un serveur supplémentaires », raconte Yuliia.

Que servent-elles ?

Inévitablement, la soupe ukrainienne, appelée le bortsch, faite de betteraves, viande et autres bonnes choses, est servie pour 10 euros seulement. 

Yuliia et Iryna ont proposé, pour leur premier week-end d’ouverture : du « forschmak », un plat traditionnel juif à base de hareng, très présent à Odessa ; du solyenka, une soupe avec des saucisses et des olives ; des varenikis (une forme de ravioli ukrainien) au saumon ; du lard salé (à 6 euros)…

« On compte changer notre carte toutes les semaines, en ne conservant peut-être que trois plats d’une semaine sur l’autre », précise Yuliia.

Elles ont servi 1.000 repas par jour en 40 jours

De quoi réjouir la cuisinière et sa maman, qui partent et reviennent de loin. Tout commence le 24 février 2022, sous les bombes Russes « Je les ai entendues à 5h du matin, j’ai d’abord cru que c’était un rêve », raconte-t-elle. Un rêve vite devenu cauchemar.

Yuliia et Iryna, alors propriétaires de leur restaurant à Odessa, choisissent de rester pour aider, nourrir les militaires et les habitants dans le besoin. Soit 1.000 repas par jour pendant 40 jours. « Quand ils ont commencé à bombarder la ville, ma mère était malade. Si je restais là, je la perdais. En trois heures, nous sommes parties. »

De propriétaires en Ukraine à employées en France

Toutes leurs économies sont passées dans l’aide de leurs compatriotes. « Nous sommes venues sans rien. » Grâce à des amies restauratrices italiennes, elles se réfugient en Émilie-Romagne et font goûter leurs spécialités. Jusqu’à ce que l’un des clients, un résident monégasque, leur propose de venir travailler pour lui.Vidéos : en ce moment sur Actu

Elles arrivent ainsi sur la Côte d’Azur et s’occupent de réceptions privées, au sein de grandes villas, jusqu’en novembre. La fille et sa mère se mettent pour la première fois de leur vie au service de quelqu’un. Parfois illégalement.

C’était la chose la plus difficile : personne ne te connait, tu ne peux pas dire pour qui tu travailles… Tu ne peux pas montrer ce que l’on a de meilleur en Ukraine : notre gastronomie, qui doit être reconnue partout dans le monde !Yuliia AnhelovaRestauratrice ukrainienne

Aidées par une Russe

Début janvier, elles cherchent un nouveau travail. C’est là qu’entre en scène le Ceviche and co, tenu par Samuel, un Français, et sa compagne Maria, qui est… russe. « Elle voulait absolument nous aider, elle sentait que c’était son devoir… C’est vraiment une belle personne », souligne Yuliia.

Après avoir d’abord fait les desserts du restaurant (Yuliia a participé au championnat du monde de pâtisserieen 2012), qui ont remporté un grand succès, le couple décide de partager la cuisine avec les Ukrainiennes.

Cette maison est en vente à Roquebrune-Cap-Martin à un prix record

La villa l’Aiglon, à Roquebrune-Cap-Martin, est en vente au prix de 39 millions d’euros. La propriété offre une vue imprenable sur Monaco.

C’est une villa emblématique de la French Riviera. La villa L’Aiglon, sur les hauteurs de Roquebrune-Cap-Martin, a été mise en vente par Sotheby’s Côte d’Azur pour la modique somme de… 39 millions d’euros.

La propriété affiche une surface habitable de 963 mètres carrés sur cinq niveaux, le tout posé sur un terrain arboré de 2.665 mètres carrés surplombant Monaco avec piscine et terrasses.

Un appartement totalement indépendant se situe au rez-de-jardin. Au rez-de-chaussée: une entrée, un bureau, deux salons, une salle à manger, une salle de petit-déjeuner, une cuisine et une salle d’eau.

Le premier étage comporte deux chambres, dont une chambre de maître avec salon donnant sur Monaco. Au deuxième, quatre chambres et quatre salles de bain. Les combes ont été aménagées en trois chambres et trois salles de bain.

Le bien dispose également d’une maison de gardien, d’une dépendance, la ville La Colmiane, pouvant accueillir des invités avec cinq chambres, et d’un garage. 

Au total, la propriété dispose de 10 chambres et 30 pièces. 

Une villa historique

Construite dans le plus pur style Belle époque, la villa L’Aiglon fait partie du patrimoine architectural historique de la région.

C’est l’ancien maire de Beausoleil Camille Blanc qui a fait construire la villa en 1891 avec l’architecte Henri Schmidt, également Directeur général des travaux d’architecture de la Société des bains de mer de Monaco.Villa l’Aiglon Grace Kelly

Beausoleil a posé la première pierre de son futur Village Charlot, siège culturel de la ville en 2024

À Beausoleil, d’ici l’été 2024, un projet de 18,5 millions d’euros prévoit la livraison de plusieurs équipements socioculturels, destinés à favoriser les échanges entre les communautés de la ville.

On y retrouvera, entre autres et pêle-mêle, une médiathèque, une ludothèque, une salle de libre .

Une montagne de roches et de terre agitée par les crocs aiguisés des pelleteuses. Entre l’avenue du Maréchal Foch et celle du Carnier à Beausoleil, le plus gros chantier de la cinquième mandature de Gérard Spinelli a débuté à l’automne dernier.

D’ici juillet 2024, si les délais sont tenus, le « Village Charlot » ouvrira ses portes aux habitants de la commune, de la Principauté et de tous horizons. Un projet socioculturel, pensé comme un générateur de lien social, pesant 18,5 millions d’euros HT, études et travaux compris.

On y retrouvera, entre autres et pêle-mêle, une médiathèque, une ludothèque, une salle de libre expression artistique, un musée numérique, un espace de restauration, un café philo, un centre social, une résidence d’artistes avec 5 hébergements et 4 grands ateliers, ainsi que des jardins remarquables de 1.300 m² avec toutes les saveurs du monde.

on sais à quoi va ressembler le futur village Charlot à Beausoleil La médiathèque (ci-contre) a été pensée comme une serre, où la culture s’offre aux passants dans la rue.

La première pierre a été posée ce mardi

« L’enjeu est de créer un lieu qui favorise les échanges entre les communautés de Beausoleil, lesquelles ont tendance à rester entre elles, de leur offrir une vision commune », soutient Gérard Spinelli, maire de Beausoleil, qui a dévoilé ce mardi la première pierre – le visage de Charlie Chaplin, alias « Charlot », formé par les cinq continents de notre planète – en présence des autorités locales et de la Principauté.

« La culture est un élément essentiel dans l’émancipation, dans la cohésion entre habitants. C’est un ascenseur social et c’est pourquoi on veut la rendre accessible au plus grand nombre. » Le village Charlot sera ainsi entièrement gratuit, que ce soit pour l’accès aux équipements ou pour les manifestations.À côté de la villa Chêne, entièrement mise à nu, le terrassement est en cours et s’achèvera courant mars. C’est ici que sera érigée, notamment, une médiathèque.

Le terrassement de la médiathèque est en cours 

En attendant, donc, le domaine – une propriété du XIXe siècle de plus de 2.000 m² acquise en 2008 par la municipalité – est méconnaissable. La Villa Chêne, seule bâtisse conservée sur la parcelle, a été mise à nu, a subi un désamiantage et un déplombage, avant sa complète réhabilitation. « Quant à la Villa Emilie, qui accueillera la future résidence d’artistes, elle a été détruite et sera reconstruite à l’identique avec un étage supplémentaire. Sa structure fragilisée n’aurait pas supporté une réhabilitation », explique Jean-Luc Dalcher, directeur général des services de Beausoleil.

Sur le reste du terrain, les engins de chantier sont donc à l’œuvre pour achever le terrassement courant mars. Démarreront, dans la foulée, les phases de fondations et de gros œuvre pour ériger l’élément central du projet : une médiathèque dotée d’une collection de 30.000 ouvrages en libre accès, dont une partie sera dévolue aux langues étrangères, principalement celles parlées à Beausoleil. Tous les chemins du « Village Charlot » mèneront à cet espace dédié aux livres.Le Village Charlot sera aussi doté de jardins remarquables sur une surface de 1 300 m². Visuel Atelier Barani – RSI Studio.

L’allure d’une serre 

Cette médiathèque aura l’allure d’une immense serre avec, de fait, la volonté d’inonder les lieux de lumière. « Il y avait une volonté que la culture soit visible depuis la rue, que ce soit sur l’avenue Foch ou l’avenue Carnier. Cette transparence le permettra »,confie Marc Barani, l’architecte lauréat du projet.

Un défi technique et environnemental, certes, mais qui peut questionner sur l’éventuel impact pour les usagers des lieux lors des fortes chaleurs estivales. « On a étudié de près ces problématiques de chaleur. Il y aura, notamment, tout un dispositif de filtre avec des stores extérieurs et intérieurs pour la luminosité, des panneaux solaires pour produire de l’énergie, des vitrages très performants, rassure l’architecte originaire de Roquebrune-Cap-Martin. C’est un dispositif qu’on contrôle bien, avec des modes de calcul, des retours d’expérience. On a toutes les possibilités de régler l’ensoleillement et la protection solaire. »