Beausoleil a posé la première pierre de son futur Village Charlot, siège culturel de la ville en 2024

À Beausoleil, d’ici l’été 2024, un projet de 18,5 millions d’euros prévoit la livraison de plusieurs équipements socioculturels, destinés à favoriser les échanges entre les communautés de la ville.

On y retrouvera, entre autres et pêle-mêle, une médiathèque, une ludothèque, une salle de libre .

Une montagne de roches et de terre agitée par les crocs aiguisés des pelleteuses. Entre l’avenue du Maréchal Foch et celle du Carnier à Beausoleil, le plus gros chantier de la cinquième mandature de Gérard Spinelli a débuté à l’automne dernier.

D’ici juillet 2024, si les délais sont tenus, le « Village Charlot » ouvrira ses portes aux habitants de la commune, de la Principauté et de tous horizons. Un projet socioculturel, pensé comme un générateur de lien social, pesant 18,5 millions d’euros HT, études et travaux compris.

On y retrouvera, entre autres et pêle-mêle, une médiathèque, une ludothèque, une salle de libre expression artistique, un musée numérique, un espace de restauration, un café philo, un centre social, une résidence d’artistes avec 5 hébergements et 4 grands ateliers, ainsi que des jardins remarquables de 1.300 m² avec toutes les saveurs du monde.

on sais à quoi va ressembler le futur village Charlot à Beausoleil La médiathèque (ci-contre) a été pensée comme une serre, où la culture s’offre aux passants dans la rue.

La première pierre a été posée ce mardi

« L’enjeu est de créer un lieu qui favorise les échanges entre les communautés de Beausoleil, lesquelles ont tendance à rester entre elles, de leur offrir une vision commune », soutient Gérard Spinelli, maire de Beausoleil, qui a dévoilé ce mardi la première pierre – le visage de Charlie Chaplin, alias « Charlot », formé par les cinq continents de notre planète – en présence des autorités locales et de la Principauté.

« La culture est un élément essentiel dans l’émancipation, dans la cohésion entre habitants. C’est un ascenseur social et c’est pourquoi on veut la rendre accessible au plus grand nombre. » Le village Charlot sera ainsi entièrement gratuit, que ce soit pour l’accès aux équipements ou pour les manifestations.À côté de la villa Chêne, entièrement mise à nu, le terrassement est en cours et s’achèvera courant mars. C’est ici que sera érigée, notamment, une médiathèque.

Le terrassement de la médiathèque est en cours 

En attendant, donc, le domaine – une propriété du XIXe siècle de plus de 2.000 m² acquise en 2008 par la municipalité – est méconnaissable. La Villa Chêne, seule bâtisse conservée sur la parcelle, a été mise à nu, a subi un désamiantage et un déplombage, avant sa complète réhabilitation. « Quant à la Villa Emilie, qui accueillera la future résidence d’artistes, elle a été détruite et sera reconstruite à l’identique avec un étage supplémentaire. Sa structure fragilisée n’aurait pas supporté une réhabilitation », explique Jean-Luc Dalcher, directeur général des services de Beausoleil.

Sur le reste du terrain, les engins de chantier sont donc à l’œuvre pour achever le terrassement courant mars. Démarreront, dans la foulée, les phases de fondations et de gros œuvre pour ériger l’élément central du projet : une médiathèque dotée d’une collection de 30.000 ouvrages en libre accès, dont une partie sera dévolue aux langues étrangères, principalement celles parlées à Beausoleil. Tous les chemins du « Village Charlot » mèneront à cet espace dédié aux livres.Le Village Charlot sera aussi doté de jardins remarquables sur une surface de 1 300 m². Visuel Atelier Barani – RSI Studio.

L’allure d’une serre 

Cette médiathèque aura l’allure d’une immense serre avec, de fait, la volonté d’inonder les lieux de lumière. « Il y avait une volonté que la culture soit visible depuis la rue, que ce soit sur l’avenue Foch ou l’avenue Carnier. Cette transparence le permettra »,confie Marc Barani, l’architecte lauréat du projet.

Un défi technique et environnemental, certes, mais qui peut questionner sur l’éventuel impact pour les usagers des lieux lors des fortes chaleurs estivales. « On a étudié de près ces problématiques de chaleur. Il y aura, notamment, tout un dispositif de filtre avec des stores extérieurs et intérieurs pour la luminosité, des panneaux solaires pour produire de l’énergie, des vitrages très performants, rassure l’architecte originaire de Roquebrune-Cap-Martin. C’est un dispositif qu’on contrôle bien, avec des modes de calcul, des retours d’expérience. On a toutes les possibilités de régler l’ensoleillement et la protection solaire. »

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