Nice. Ce restaurant ukrainien est unique en son genre, des plats dès 6 euros

C’est le seul restaurant ukrainien de la Côte d’Azur : Yuliia et Iryna Anhelova ont fui leur pays et proposent des plats typiques d’Odessa, le week-end, à Nice.

Yuliia et Iryna Anhelova proposent leur cuisine ukrainienne en mode

Devant un restaurant un peu caché du quartier des affaires de l’Arénas, à l’ouest de Nice .une ardoise, sur laquelle est accroché un drapeau ukrainien, indique « Odessa ».

Le week-end seulement, Yuliia et Iryna Anhelova cuisinent des spécialités du pays quelles ont fui. Elles font connaitre la gastronomie de l’Ukraine aux Français et apportent un peu de bonheur, comme un retour à la maison, aux expatriés, réfugiés sur la Côte d’Azur.

Le seul restaurant ukrainien de la Côte d’Azur

Depuis samedi 18 mars 2023, elles accueillent leurs clients dans leur restaurant éphémère, au sein du Ceviche and co, non loin du parc Phoenix. Et les clients semblent déjà au rendez-vous : les plats ne sont pas très chers et elles sont les seules à proposer de la cuisine ukrainienne… Dans tout Nice !

Alors, dès leur ouverture, le week-end dernier, elles ont été prises d’assaut, encore plus le dimanche que le samedi. « On a paniqué ! Le week-end prochain, on fera appel à un plongeur et à un serveur supplémentaires », raconte Yuliia.

Que servent-elles ?

Inévitablement, la soupe ukrainienne, appelée le bortsch, faite de betteraves, viande et autres bonnes choses, est servie pour 10 euros seulement. 

Yuliia et Iryna ont proposé, pour leur premier week-end d’ouverture : du « forschmak », un plat traditionnel juif à base de hareng, très présent à Odessa ; du solyenka, une soupe avec des saucisses et des olives ; des varenikis (une forme de ravioli ukrainien) au saumon ; du lard salé (à 6 euros)…

« On compte changer notre carte toutes les semaines, en ne conservant peut-être que trois plats d’une semaine sur l’autre », précise Yuliia.

Elles ont servi 1.000 repas par jour en 40 jours

De quoi réjouir la cuisinière et sa maman, qui partent et reviennent de loin. Tout commence le 24 février 2022, sous les bombes Russes « Je les ai entendues à 5h du matin, j’ai d’abord cru que c’était un rêve », raconte-t-elle. Un rêve vite devenu cauchemar.

Yuliia et Iryna, alors propriétaires de leur restaurant à Odessa, choisissent de rester pour aider, nourrir les militaires et les habitants dans le besoin. Soit 1.000 repas par jour pendant 40 jours. « Quand ils ont commencé à bombarder la ville, ma mère était malade. Si je restais là, je la perdais. En trois heures, nous sommes parties. »

De propriétaires en Ukraine à employées en France

Toutes leurs économies sont passées dans l’aide de leurs compatriotes. « Nous sommes venues sans rien. » Grâce à des amies restauratrices italiennes, elles se réfugient en Émilie-Romagne et font goûter leurs spécialités. Jusqu’à ce que l’un des clients, un résident monégasque, leur propose de venir travailler pour lui.Vidéos : en ce moment sur Actu

Elles arrivent ainsi sur la Côte d’Azur et s’occupent de réceptions privées, au sein de grandes villas, jusqu’en novembre. La fille et sa mère se mettent pour la première fois de leur vie au service de quelqu’un. Parfois illégalement.

C’était la chose la plus difficile : personne ne te connait, tu ne peux pas dire pour qui tu travailles… Tu ne peux pas montrer ce que l’on a de meilleur en Ukraine : notre gastronomie, qui doit être reconnue partout dans le monde !Yuliia AnhelovaRestauratrice ukrainienne

Aidées par une Russe

Début janvier, elles cherchent un nouveau travail. C’est là qu’entre en scène le Ceviche and co, tenu par Samuel, un Français, et sa compagne Maria, qui est… russe. « Elle voulait absolument nous aider, elle sentait que c’était son devoir… C’est vraiment une belle personne », souligne Yuliia.

Après avoir d’abord fait les desserts du restaurant (Yuliia a participé au championnat du monde de pâtisserieen 2012), qui ont remporté un grand succès, le couple décide de partager la cuisine avec les Ukrainiennes.

Cette maison est en vente à Roquebrune-Cap-Martin à un prix record

La villa l’Aiglon, à Roquebrune-Cap-Martin, est en vente au prix de 39 millions d’euros. La propriété offre une vue imprenable sur Monaco.

C’est une villa emblématique de la French Riviera. La villa L’Aiglon, sur les hauteurs de Roquebrune-Cap-Martin, a été mise en vente par Sotheby’s Côte d’Azur pour la modique somme de… 39 millions d’euros.

La propriété affiche une surface habitable de 963 mètres carrés sur cinq niveaux, le tout posé sur un terrain arboré de 2.665 mètres carrés surplombant Monaco avec piscine et terrasses.

Un appartement totalement indépendant se situe au rez-de-jardin. Au rez-de-chaussée: une entrée, un bureau, deux salons, une salle à manger, une salle de petit-déjeuner, une cuisine et une salle d’eau.

Le premier étage comporte deux chambres, dont une chambre de maître avec salon donnant sur Monaco. Au deuxième, quatre chambres et quatre salles de bain. Les combes ont été aménagées en trois chambres et trois salles de bain.

Le bien dispose également d’une maison de gardien, d’une dépendance, la ville La Colmiane, pouvant accueillir des invités avec cinq chambres, et d’un garage. 

Au total, la propriété dispose de 10 chambres et 30 pièces. 

Une villa historique

Construite dans le plus pur style Belle époque, la villa L’Aiglon fait partie du patrimoine architectural historique de la région.

C’est l’ancien maire de Beausoleil Camille Blanc qui a fait construire la villa en 1891 avec l’architecte Henri Schmidt, également Directeur général des travaux d’architecture de la Société des bains de mer de Monaco.Villa l’Aiglon Grace Kelly

Beausoleil a posé la première pierre de son futur Village Charlot, siège culturel de la ville en 2024

À Beausoleil, d’ici l’été 2024, un projet de 18,5 millions d’euros prévoit la livraison de plusieurs équipements socioculturels, destinés à favoriser les échanges entre les communautés de la ville.

On y retrouvera, entre autres et pêle-mêle, une médiathèque, une ludothèque, une salle de libre .

Une montagne de roches et de terre agitée par les crocs aiguisés des pelleteuses. Entre l’avenue du Maréchal Foch et celle du Carnier à Beausoleil, le plus gros chantier de la cinquième mandature de Gérard Spinelli a débuté à l’automne dernier.

D’ici juillet 2024, si les délais sont tenus, le « Village Charlot » ouvrira ses portes aux habitants de la commune, de la Principauté et de tous horizons. Un projet socioculturel, pensé comme un générateur de lien social, pesant 18,5 millions d’euros HT, études et travaux compris.

On y retrouvera, entre autres et pêle-mêle, une médiathèque, une ludothèque, une salle de libre expression artistique, un musée numérique, un espace de restauration, un café philo, un centre social, une résidence d’artistes avec 5 hébergements et 4 grands ateliers, ainsi que des jardins remarquables de 1.300 m² avec toutes les saveurs du monde.

on sais à quoi va ressembler le futur village Charlot à Beausoleil La médiathèque (ci-contre) a été pensée comme une serre, où la culture s’offre aux passants dans la rue.

La première pierre a été posée ce mardi

« L’enjeu est de créer un lieu qui favorise les échanges entre les communautés de Beausoleil, lesquelles ont tendance à rester entre elles, de leur offrir une vision commune », soutient Gérard Spinelli, maire de Beausoleil, qui a dévoilé ce mardi la première pierre – le visage de Charlie Chaplin, alias « Charlot », formé par les cinq continents de notre planète – en présence des autorités locales et de la Principauté.

« La culture est un élément essentiel dans l’émancipation, dans la cohésion entre habitants. C’est un ascenseur social et c’est pourquoi on veut la rendre accessible au plus grand nombre. » Le village Charlot sera ainsi entièrement gratuit, que ce soit pour l’accès aux équipements ou pour les manifestations.À côté de la villa Chêne, entièrement mise à nu, le terrassement est en cours et s’achèvera courant mars. C’est ici que sera érigée, notamment, une médiathèque.

Le terrassement de la médiathèque est en cours 

En attendant, donc, le domaine – une propriété du XIXe siècle de plus de 2.000 m² acquise en 2008 par la municipalité – est méconnaissable. La Villa Chêne, seule bâtisse conservée sur la parcelle, a été mise à nu, a subi un désamiantage et un déplombage, avant sa complète réhabilitation. « Quant à la Villa Emilie, qui accueillera la future résidence d’artistes, elle a été détruite et sera reconstruite à l’identique avec un étage supplémentaire. Sa structure fragilisée n’aurait pas supporté une réhabilitation », explique Jean-Luc Dalcher, directeur général des services de Beausoleil.

Sur le reste du terrain, les engins de chantier sont donc à l’œuvre pour achever le terrassement courant mars. Démarreront, dans la foulée, les phases de fondations et de gros œuvre pour ériger l’élément central du projet : une médiathèque dotée d’une collection de 30.000 ouvrages en libre accès, dont une partie sera dévolue aux langues étrangères, principalement celles parlées à Beausoleil. Tous les chemins du « Village Charlot » mèneront à cet espace dédié aux livres.Le Village Charlot sera aussi doté de jardins remarquables sur une surface de 1 300 m². Visuel Atelier Barani – RSI Studio.

L’allure d’une serre 

Cette médiathèque aura l’allure d’une immense serre avec, de fait, la volonté d’inonder les lieux de lumière. « Il y avait une volonté que la culture soit visible depuis la rue, que ce soit sur l’avenue Foch ou l’avenue Carnier. Cette transparence le permettra »,confie Marc Barani, l’architecte lauréat du projet.

Un défi technique et environnemental, certes, mais qui peut questionner sur l’éventuel impact pour les usagers des lieux lors des fortes chaleurs estivales. « On a étudié de près ces problématiques de chaleur. Il y aura, notamment, tout un dispositif de filtre avec des stores extérieurs et intérieurs pour la luminosité, des panneaux solaires pour produire de l’énergie, des vitrages très performants, rassure l’architecte originaire de Roquebrune-Cap-Martin. C’est un dispositif qu’on contrôle bien, avec des modes de calcul, des retours d’expérience. On a toutes les possibilités de régler l’ensoleillement et la protection solaire. »

52 personnes ont acquis la nationalité monégasque en 2022

Ils font désormais partie « de la grande famille des Monégasques » selon les propos de Georges Marsan. Le 9 février dernier, la mairie de Monaco a organisé une réception pour « souhaiter la bienvenue » aux nouveaux nationaux qui ont acquis la nationalité en 2022.

Elle n’avait pas eu lieu depuis deux ans en raison de la crise sanitaire… La mairie de Monaco a une nouvelle fois organisé une réception au sein de la salle des mariages pour souhaiter la bienvenue aux personnes ayant acquis la nationalité monégasque l’an passé. « 52 personnes ont acquis la nationalité en 2022 de par la loi ou par ordonnance souveraine », indique la plus ancienne institution monégasque dans un communiqué officiel. Dans son discours, Georges Marsan a tenu à rappeler que l’acquisition de cette nationalité est avant tout « une adhésion à la culture, aux traditions ainsi qu’aux particularismes de Monaco et à une communauté unie autour du souverain et de sa famille ». La réception (1)s’est conclue avec l’hymne monégasque, chanté par le choeur d’enfants de l’Académie Rainier III et repris par l’ensemble des convives, avant que ne leur soient remis des cadeaux très symboliques dont une reproduction de l’original de l’hymne monégasque, (document manuscrit du poète monégasque Louis Notari), et une lithographie.

Après le WRC, place au 25e Rallye historique dont le départ sera donné sur le port Hercule à Monaco

Ce vendredi après-midi, 281 équipages venus de toute l’Europe débarqueront sur l’esplanade du port Hercule à Monaco pour disputer un rallye de régularité à travers six départements français.

L’espace de quelques heures, l’esplanade du port Hercule devient un musée automobile à ciel ouvert. Photo Jean-François Ottonello

La Principauté s’est à peine remise du (neuvième) couronnement de Sébastien Ogier au rallye Monte-Carlo, estampillé WRC, qu’elle accueille déjà sa version historique sur ses terres.

Ce vendredi après-midi, au terme de cinq parcours de concentration depuis les villes de Bad Homburg, Oslo, Londres, Turin et Reims, 281 équipages stationneront leurs bolides d’époque sur la vaste esplanade du port Hercule.

Une arrivée au compte-gouttes appréciée des badauds et qui se plaisent à « shooter » avec leurs objectifs ces véhicules immatriculés entre 1911 et 1982, jadis engagés sur le Monte-Carl’.

Entre le WRC et l’historique, c’est un peu « deux salles, deux ambiances » avec néanmoins, pour dénominateur commun, la passion viscérale pour l’automobile.

Sur la version « vintage », il n’est pas question de vitesse mais bien de régularité. Pas de chasse au chrono, donc, mais de savants calculs et un certain self-control du copilote pour que le pilote tienne une vitesse moyenne, imposée par l’Automobile Club de Monaco, durant chacune des 16 spéciales au menu de cette 25e édition.

Des abandons à foison l’an passé 

Loin d’être une partie de plaisir quand il faut évoluer, de jour comme de nuit, sur des routes sinueuses et un asphalte enneigé, voire verglacé.

L’an passé, d’ailleurs, les pépins mécaniques et les affres météorologiques avaient contraint 48 duos à l’abandon, sans compter les 5 équipages classés hors course.

Combien, cette année, arriveront à « survivre » aux routes de la Drôme, de la Haute-Loire, de l’Ardèche, des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et des Alpes-Maritimes? Qui succédera aux frères jumeaux Cornet De Ways Ruart – Philippe et Antoine de leurs prénoms -, victorieux sur une Porsche 911 de 1965?

Les hostilités débuteront réellement ce samedi en Principauté avec quatre spéciales de régularité (SR) à disputer durant la montée vers Valence, une nouvelle fois ville étape de l’événement.

Au fil des seize « SR » concentrés sur quatre jours, les équipages se frotteront à des cols mythiques, à des portions routières qui, par le passé, ont fait la légende du rallye Monte-Carlo. Comme la mythique « nuit du Turini », véritable juge de paix, servie en dessert de cette 25e édition de l’Historique.

Deux jolis morceaux seront au menu de cette nocturne redoutée par bien des concurrents, y compris les plus expérimentés et vainqueurs du passé : Col de Braus – Lantosque (34,35 km) et La-Bollène-Vésubie – Moulinet (22,33 km).

Nul doute que des courageux viendront braver le froid pour voir défiler ces belles du passé.

100% Sport – Un niçois au championnat du monde de nage en eau glacée

En compétition, Maxime Valabergue nage dans une eau à -5 degrés pendant une quinzaine de minutes.

Maxime Valabergue, niçois de 54 ans est membre d’une discipline bien particulière : la nage en eau glacée. Il nous raconte sa préparation pour le championnat du monde qui a eu lieu du 11 au 15 janvier à Samoëns en Haute-Savoie. En compétition, Maxime Valabergue nage dans une eau à -5 degrés pendant une quinzaine de minutes. © Radio France – Jean Rinaud

Aujourd’hui 100% Sport met en avant un sportif plutôt givré. Maxime Valabergue est niçois et il participe au championnat du monde de nage en eau glacée du 11 au 15 janvier 2023 à Samoëns. Pour faire simple, il faut nager dans une eau dont la température est équivalente à -5 degrés. C’est déjà pour lui ses troisièmes championnats du monde. Comment faire pour se baigner et rester plus de quinze minutes dans de l’eau glacée ? Quelles sont les techniques pour ne pas prendre froid. Il nous raconte son expérience et la spécificité de cette discipline.

Un nouveau restaurant a ouvert sur le Port Hercule

On pourrait croire à l’équivalent d’un petit saloon. En dessous du Quai Albert Ier, Route de la Piscine, s’est installé le restaurant Old Wild West. À mi-chemin entre le fast-food et le restaurant, la franchise mise sur une carte riche et tire notamment sa réputation de ses viandes grillées et burgers.

Viandes rouges, viandes blanches, burgers, tex mex, apéritifs ou encore quelques « spécialités du saloon« , de quoi ravir les amateurs de la cuisine à l’américaine. 

Si la carte sonne outre-atlantique, la franchise s’est d’abord installée en Italie. Elle y compte plus de 300 restaurants ouverts aujourd’hui. En France, le restaurant se démocratise également avec une quinzaine d’établissements sur le territoire. Rendez-vous maintenant à Monaco !

Le Stars’N’Bars ferme le 27 janvier à Monaco, le patron des lieux dévoile les contours du futur projet

Le 27 janvier, après la fermeture, l’établissement sera transformé pour devenir un nouveau lieu avec un restaurant, des espaces de travail et un lieu de conférences autour de l’environnement. 

Didier Rubiolo opère un virage à 180 degrés pour le Stars’N’Bars avec son nouveau concept autour de l’écologiePhoto Jean-François Ottonello

La fin d’une ère… L’annonce en novembre dernier de la fermeture à venir du Star’sN Bars après trente années de bons et loyaux services a provoqué un tsunami de réactions de clients fidèles attachés à ce restaurant à l’ambiance chaleureuse et aux accents sportifs.

Véritable QG de la vie populaire monégasque depuis trois décennies. « Nous avons vécu des années incroyables ici »,acquiesce Didier Rubiolo, patron des lieux, bien décidé pour autant à tirer le rideau le 27 janvier prochain. Comme pour rappeler qu’en trente ans de vie, son antre n’est jamais resté statique.

Et c’est justement pour écrire un nouveau chapitre dans ces murs du quai Antoine-Ier qu’il fait ce choix. En tournant la page d’une aventure démarrée en 1993 avec Kate Powers, disparue en 2021. « Son départ a été très difficile, c’était mon âme sœur. J’aurais pu continuer notre concept du Stars, mais depuis une bonne dizaine d’années ensemble nous avions déjà mis plus de conscience dans notre travail, en substituant à l’industriel pour le bio, en bannissant les plastiques et les pailles des tables. De petits gestes qui ont été porteurs. Nous avons aussi accueilli des scientifiques, des ONG. Aujourd’hui on ne peut plus se cacher, on connaît les problèmes qui touchent notre planète. Il faut agir pour changer nos comportements. C’est par les actes de chacun que l’on pourra changer. »…

Sols connectés et bracelets anti-fugues : la modernité au service du troisième âge à la maison de retraite Cap Fleuri 2 de Monaco

 nouvelle maison de retraite monégasque, située à Cap-d’Ail, a été inaugurée ce vendredi matin par le prince Albert II. Elle abrite 78 pensionnaires et est dotée de technologies innovantes.

Le prince Albert II a visité l’une des 78 chambres.

À l’entrée visiteurs de la maison de retraite, avant même de prêter attention aux décorations de Noël et aux clichés géants de la Principauté et de la Côte d’Azur, près de cent portraits attirent mécaniquement l’œil.

Ce sont les protagonistes d’un dossier médico-social monégasque qui a mis dix années à aboutir : la nouvelle résidence du Cap Fleuri 2, nichée en territoire français, avenue du Trois-Septembre à Cap-d’Ail.

L’inauguration par le prince Albert II, hier matin, six mois après l’ouverture de cet EHPAD, marque donc l’épilogue d’une décennie d’atermoiements pour remplacer le bâtiment originel (la Villa Sanitas érigée en 1 880), lequel ne répondait plus au besoin des pensionnaires, en l’occurrence des Monégasques ou résidents de la Principauté depuis au moins 30 ans.

C’est ainsi le processus de démolition-reconstruction qui a été préféré avec une façade reconstituée à l’identique, comme imposé par le plan local d’urbanisme de Cap-d’Ail.

78 lits sur 4 niveaux 

Bâti sur cinq niveaux souterrains de parking, le Cap Fleuri 2 abrite 78 lits sur quatre étages….

Construction du nouveau CHPG à Monaco : un budget qui dépassera le milliard d’euros

Combien coûtera le nouvel hôpital à Monaco une fois ce dernier définitivement livré et aménagé ? Plusieurs budgets ont été avancés selon les périodes de construction. En 2013, le coût était estimé à 668 millions d’euros. Quelques années plus tard, l’estimation est portée à quasiment 800 millions d’euros. Qu’en est-il aujourd’hui ? La facture est désormais encore plus salée… « Le coût actualisé est autour de 950 millions d’euros, mais je pense qu’on le dépassera, a récemment indiqué le conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé, Christophe Robino. Si je fais un peu d’historique, je vous rappellerais une interview que nous avions donnée à Monaco Hebdo en 2014 avec Jean-Michel Cucchi où nous parlions d’un budget d’ 1,2, voire 1,4 milliard d’euros. Je pense qu’on y sera ». Au-delà des coûts, les retards accumulés sur ce chantier ont souvent fait grincer des dents les élus du Conseil national. Une des raisons de ce retard a été la préparation du sol qui, manifestement, fut chaotique. L’entreprise en charge des travaux a, semble-t-il, rencontré des aléas géotechniques. Autre difficulté qui saute aux yeux sur le terrain : ce chantier est extrêmement contraint. La surface de construction étant très réduite, il faut composer avec le manque de place… « Les travaux de terrassement sont désormais terminés, a encore précisé Christophe Robino. Les niveaux de parkings sont en cours de construction. Ce n’est pas une partie visible. La phase 1 devrait normalement être livrée en 2025 ou 2026. » L’ensemble de cette nouvelle structure hospitalière doit être livré en 2032.